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Décès du général René Omnès. Un grand résistant et Héros de la Gendarmerie nous quitte.

René Omnès était un « patron » de la gendarmerie. La carrure d’un héros de guerre, résistant de la première heure, auteur de très nombreux faits d’armes contre l’Occupant. Le « général » avait inauguré un monument en hommage au maquis 82 en acceptant que l’on moule son bras pour en faire une sculpture. C’est un monument pour un monument. René Omnès est décédé à 95 ans dans la soirée de mardi à Vesoul.

Tout jeune résistant à Paris, il a été envoyé dans une Haute-Saône qui lui était inconnue avec le statut d’instituteur comme couverture pour monter un maquis. Il avait 19 ans. C’est là qu’il a rencontré Marie-Thérèse, celle qui deviendra sa femme, elle-même agent de liaison. Une belle histoire qui a duré 76 ans, sous toutes les latitudes du monde. Leur fille Élisabeth, leur a donné deux petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants.

Car la carrière militaire que René Omnès a entamée à la Libération l’a amené à sillonner la planète. Il est très rapidement monté en grade, après Saint-Cyr Coëtquidan avec une réputation d’homme des situations difficiles. Il a par exemple, alors commandant de région de la gendarmerie, ordonné d’être largué en pleine forêt amazonienne pour retrouver ses hommes qui étaient perdus. Il a été le plus jeune commandant de compagnie de France à Dole. Et puis il a aussi été amiral de la légion de gendarmerie maritime et à l’institut des hautes études de la défense nationale.

La gendarmerie lui doit Sainte-Geneviève

Il était commandeur de la Légion d’honneur, grand officier dans l’Ordre national du Mérite, Croix de Guerre Palme, Croix de Guerre TOE, médaille des blessés, des combattants volontaires de la Résistance, Croix de Guerre Vietnam et tant d’autres.

C’est à lui que les gendarmes français doivent aussi le « bref pontifical » désignant Sainte-Geneviève comme patronne lorsqu’il était à la direction de la gendarmerie. C’est lui qui a choisi cette sainte en hommage à son propre père qui était lui-même gendarme à Paris et se rendait à l’office à l’église Sainte-Geneviève.

Sous la Résistance, il était connu sous le nom de « Simoun » et le général Pierre Bertin disait de lui : « Quel que soit le tragique des problèmes, Simoun refusera de subir, adoptant toujours la solution courageuse ».

Le général René Omnès était aussi écrivain. Il a publié quatre livres pour raconter la Résistance (« Pourquoi tu as fait cela mon fils » et « Les éveilleurs de l’Aurore »), L’Indochine (« L’Indochine avant l’oubli ») et la gendarmerie, (« Un pion sur l’échiquier de la Grande Dame »).

René Omnès sera inhumé ce vendredi à l’issue d’une cérémonie à 14 h 30 à l’église de Port-sur-Saône. Nos condoléances.

SOURCE L’Est Républicain
https://c.estrepublicain.fr/edition-de-vesoul-haute-saone/2019/09/18/deces-de-rene-omnes-un-heros-de-la-resistance

Journaliste : Didier FOHR – image : L ’ Est Républicain

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