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Les frais de sécurité n’incombent plus aux festivals

Cheval de bataille de l’Union française des métiers de l’événement (Unimev), la circulaire sur le financement des frais de sécurité à la charge des organisateurs a été annulée par le Conseil d’Etat le dernier jour de l’année. De sacrées économies attendues.

Le 31 décembre 2019 est à marquer d’une pierre blanche pour les organisateurs de festivals en France. Mardi, le Conseil d’Etat a annulé une circulaire du ministère de l’Intérieur qui imposait le financement des frais de sécurité aux organisateurs.

Une charge financière trop lourde

Plusieurs professionnels dénonçaient, depuis la mise en place de cette circulaire le 15 mai 2018, une mesure contraignante qui pesait bien trop lourd sur les charges financières.

Pour l’Union française des métiers de l’événement (Unimev), ce texte mettait, “à la charge des organisateurs d’événement, le coût des forces de police et de gendarmerie mobilisées pour assurer la tranquillité et la sécurité sur la voie publique à l’occasion d’un événement”. Depuis l’été 2018, les festivals payaient les policiers et les gendarmes mobilisés qui assuraient la sécurité en marge des évènements. 

Le Conseil d’Etat a finalement donné raison à l’Unimev pour qui le recours à la circulaire “ne respecte pas le cadre légal et réglementaire qui pose les grands principes de partage du coût des forces de l’ordre mobilisées”.

Sous la pression du syndicat, le Conseil d’Etat a reconnu que le ministère de l’Intérieur (Gérard Collomb était alors le ministre de tutelle) n’était pas habilité à fixer le “montant de l’acompte” ni “les conditions de son versement”.

Des factures qui bondissent de 800%

Suite à la mise en place de la circulaire, certains festivals ont vu leur facture bondir de 800%. Les vieilles charrues déboursaient près de 60.000 euros pour que des policiers et des gendarmes assurent la sécurité.

Le festival Microclimax sur l’île-de-Groix, en Bretagne, avait dû jeter l’éponge. Les organisateurs payaient 19.000 euros aux forces de l’ordre pour garantir la sécurité alors qu’ils n’avaient que 18.000 euros de budget. 

Source : La Dépêche.fr.
Photo : DDM Achives.

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