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Les gendarmes patrouillent en forêt à la recherche d’éventuels pyromanes

C’est un nouveau dispositif appelé « vigie forêt ». Grâce à celui-ci, les forces de l’ordre espèrent limiter les reprises de feux.

La reprise de l’incendie de Landiras, en Gironde, qui avait consumé 14.000 hectares en juillet, a causé d’importants dégâts. Près de 7.400 hectares ont brûlé ces deux derniers jours. Aux côtés des pompiers, les gendarmes patrouillent dans la zone pour la sécuriser. Au total, ils sont plus de 200 en Gironde et dans les Landes. Vingt d’entre eux sont affectés à une toute nouvelle mission, rechercher d’éventuels pyromanes. Et pour cause, entre huit et neuf départs de feu sur dix sont d’origine criminelle. 

Au milieu des pins calcinés, il reste des parties de la forêt qui n’ont pas brûlé. Ce sont justement ces zones que Samuel Dubuis, commandant de gendarmerie de la région Nouvelle-Aquitaine veut essayer de protéger. Il détaille ce nouveau dispositif « vigie forêt » : « Le but c’est de dissuader d’éventuels pyromanes de refaire partir un feu aux abords du feu principal« , explique-t-il. Et ainsi « permettre aux pompiers de concentrer leurs efforts sur le foyer principal. Pour cela nous avons fait appel à des volontaires, à des réservistes qui peuvent contrôler des personnes, les verbaliser si celles-ci sont en infraction », ajoute-t-il.

Motos, hélicoptère…D’importants moyens déployés

La forêt est totalement interdite au public. Le moindre promeneur qui s’y aventurerait risque une amende de 135 euros. D’importants moyens ont été déployés pour cette mission : des gendarmes à moto pour explorer les sentiers difficiles d’accès, ainsi qu’un appui aérien avec un hélicoptère. Pendant leur première mission, les gendarmes arrêtent de nombreux véhicules qui ne devraient pas se trouver sur ces routes. A chaque fois, ils contrôlent, demandent les papiers et informent de la dangerosité de la zone.
Les gendarmes scrutent surtout d’autres mouvements dans la forêt. « Nous sommes à la recherche de tout comportement ou véhicule suspect« , explique Erika Escalin, cheffe d’escadron. « Nous avons beaucoup de renseignements que nous devons filtrer pour faire remonter les informations à la cellule d’enquête judiciaire. Nous serons là dans la durée, au moins jusqu’à la fin du mois d’août », conclut-elle.

SOURCE : France INTER

Écrit par pandore

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