Le projet de budget 2027 prévoit 235 emplois supplémentaires pour la gendarmerie, principalement afin d’armer vingt nouvelles brigades. Cette mesure, inscrite dans les documents budgétaires transmis au Parlement, reste à ce stade une proposition : elle ne deviendra définitive qu’après le vote de la loi de finances.
235 emplois pour vingt nouvelles brigades
Le projet annuel de performances de la mission « Sécurités » prévoit une hausse de 235 équivalents temps plein pour la gendarmerie nationale. Le document indique que ces effectifs doivent servir « principalement » à l’armement de vingt nouvelles brigades. Il s’agit donc d’emplois budgétaires prévus, et non d’un décompte de militaires déjà recrutés ou affectés.
Pour les unités et les personnels, l’enjeu sera de connaître la répartition territoriale de ces renforts, leur calendrier d’arrivée et les moyens matériels qui les accompagneront. Ces précisions ne figurent pas dans le communiqué annonçant les travaux de la commission des finances : elles devront être suivies au fil de l’examen parlementaire et de l’exécution du budget.
Des crédits de paiement en hausse de 259,6 millions d’euros
Le projet de loi de finances déposé à l’Assemblée nationale le 1er octobre propose 11,315 milliards d’euros de crédits de paiement pour le programme 152 « Gendarmerie nationale », contre 11,055 milliards dans la loi de finances initiale pour 2026, hors fonds de concours. La différence atteint 259,6 millions d’euros, soit 2,35 % selon notre calcul à partir du tableau comparatif annexé au projet.
Les autorisations d’engagement atteindraient, elles, 12,452 milliards d’euros, contre 11,123 milliards en 2026. Ces deux enveloppes ne s’additionnent pas : les autorisations permettent de lancer des dépenses qui peuvent s’étaler sur plusieurs années, tandis que les crédits de paiement servent à régler les échéances dues pendant l’exercice. Leur progression ne signifie donc pas que l’ensemble de ces sommes sera immédiatement disponible dans les unités.
Hélicoptères et logements à Satory
Le document budgétaire prévoit notamment la première annuité d’une tranche complémentaire de vingt-trois hélicoptères H145-D3. Cette formulation correspond au financement progressif d’une commande ; elle ne doit pas être présentée comme l’annonce de vingt-trois livraisons en 2027.
À Versailles-Satory, le projet immobilier CapSatory mobiliserait 600 millions d’euros d’autorisations d’engagement : 550 millions sur le programme de la gendarmerie et 50 millions au titre du fonds vert. Le marché, dont la signature est envisagée à la fin de 2027, comprendrait la rénovation de 956 logements et la construction de 300 autres. La gendarmerie présente ce chantier comme une transformation de long terme de la cité militaire, qui accueille notamment le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale et le Groupement blindé de gendarmerie mobile.
Un projet encore soumis au Parlement
La commission des finances doit examiner la première partie du projet de loi de finances du 7 au 9 octobre. Ce calendrier ne vaut ni adoption du texte, ni validation des crédits de la gendarmerie, qui relèvent de la seconde partie du budget. Parallèlement, l’audition du directeur général de la gendarmerie nationale, Hubert Bonneau, est annoncée pour le 7 octobre devant la commission de la défense.
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Crédit : détail de la façade côté jardin de l’Hôtel de Beauvau, photographié le 16 septembre 2018 par Ibex73 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Image redimensionnée.
