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Cold Case: l’espoir renaît pour une famille, 35 ans après un homicide

Enquête judiciaire relancée sur un cold case après plusieurs décennies

Trente-cinq ans après les faits, l’enquête sur le meurtre de Bouziane Ben Abdeslam connaît un nouveau tournant. Le dimanche 22 février, la gendarmerie a lancé un appel national à témoins pour tenter de résoudre cet homicide resté sans coupable depuis 1991. La victime, âgée de 33 ans, avait été retrouvée morte dans un champ à Sarrians, près du cabanon où elle vivait. À l’époque, l’autopsie avait mis en évidence une extrême violence : de multiples coups de matraque à la tête et plusieurs coups de couteau dans le dos.

Un suspect relâché

L’affaire avait brièvement connu une avancée avec l’arrestation d’un suspect marginal, incarcéré pendant six mois avant d’être relâché faute de preuves suffisantes. En 1997, un non-lieu avait définitivement refermé le dossier judiciaire. Pourtant, la famille n’a jamais cessé d’espérer. Après deux tentatives de relance en 2004 et 2013, le parquet de Carpentras a décidé officiellement, le 20 janvier 2026, de rouvrir l’enquête.

Pour Leïla, la fille aînée de la victime, aujourd’hui adulte, cette annonce a été un choc. « Je n’y ai pas cru », a-t-elle confié au quotidien Le Dauphiné Libéré. Enfant au moment du drame, elle a entrepris, une fois majeure, de mener ses propres recherches et de solliciter avocats et magistrats afin d’obtenir justice pour son père.

Un appel national pour briser le silence du temps

La gendarmerie espère désormais recueillir des témoignages nouveaux ou oubliés. L’objectif est de mieux comprendre les fréquentations de la victime et son emploi du temps dans les jours précédant sa mort. Cette relance s’annonce toutefois complexe : le lieu du crime a été profondément transformé par l’urbanisation, rendant impossible toute reconstitution ou nouveaux prélèvements scientifiques. Les enquêteurs misent donc sur la mémoire des habitants et sur d’éventuels témoins directs encore en vie.

Selon ICI Vaucluse, cet appel à témoins marque une étape cruciale pour tenter de faire émerger des informations restées dans l’ombre pendant plus de trois décennies. Toute personne susceptible d’apporter un élément utile est invitée à contacter la gendarmerie de Carpentras.

Après 35 ans d’attente et de démarches judiciaires, la famille de Bouziane Ben Abdeslam nourrit un espoir fragile mais réel : que ce « cold case » cesse enfin d’en être un, et que la vérité sur cette mort violente puisse être établie.

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