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Mortiers, projectiles, 19 interpellations : les premières réponses pénales tombent

Illustration générée par IA montrant des affrontements devant un lycée dans les Alpes-de-Haute-Provence, avec des policiers, des gendarmes et des projectiles

Illustration générée par IA — Le Pandore et la Gendarmerie

Dix-neuf interpellations en deux jours, douze personnes déférées au parquet et six procédures qui se poursuivent. À Manosque et Digne-les-Bains, les violences qui ont accompagné les mobilisations lycéennes des 1er et 2 octobre ont désormais leur prolongement judiciaire. Les forces de l’ordre avaient notamment essuyé des jets de projectiles et des tirs de mortiers, tandis que 140 policiers et gendarmes étaient mobilisés vendredi dans les deux villes.

Dix-neuf interpellations en deux jours

Selon le bilan communiqué par le parquet de Digne-les-Bains, dix-neuf personnes ont été interpellées au total à Manosque et Digne-les-Bains au cours des journées de jeudi 1er et vendredi 2 octobre. Parmi elles figurent onze mineurs et huit majeurs.

La seule journée de vendredi a donné lieu à huit interpellations : cinq à Manosque et trois à Digne-les-Bains. Cinq établissements étaient concernés par les rassemblements : Pierre-Gilles-de-Gennes et Carmejane à Digne-les-Bains, ainsi qu’Esclangon, Martin-Bret et Les Iscles à Manosque. Aucun établissement n’a finalement été bloqué ce jour-là, mais les incidents ont nécessité un dispositif conséquent.

À Manosque, les forces de l’ordre ont fait état de jets de projectiles, de tirs de mortiers, de fumigènes et de pétards. À Digne-les-Bains, le rassemblement autour du lycée Pierre-Gilles-de-Gennes était encadré par un important dispositif de gendarmerie. Vendredi, un policier a été légèrement blessé au cours des opérations.

Douze personnes déférées, six relâchées faute de preuves

La réponse judiciaire s’est précisée durant le week-end. Douze des personnes interpellées ont été présentées au parquet. Six ont été remises en liberté faute d’éléments suffisants pour engager des poursuites à ce stade.

Pour les six autres, trois majeurs et trois mineurs, une réponse pénale est engagée. Parmi les majeurs, l’un a reçu une convocation devant le tribunal correctionnel. Les deux autres ont été traités dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, la procédure dite de « plaider-coupable ». Les peines ou mesures précises prononcées dans ces deux dossiers n’ont pas été détaillées dans les informations publiques consultées.

Les trois mineurs ont, eux, été présentés au juge des enfants. Ils font l’objet d’une mesure éducative dans l’attente de leur jugement devant le tribunal pour enfants. À ce stade, leur présentation devant la justice ne préjuge pas de la décision qui sera rendue sur le fond.

Mortiers et projectiles contre les forces de l’ordre

Ces suites judiciaires interviennent après deux journées marquées par des tensions parfois fortes autour des lycées. À Manosque, les tirs de mortiers et les jets de projectiles ont placé policiers et gendarmes en première ligne du maintien de l’ordre. À Digne-les-Bains, la présence de la Gendarmerie a permis d’encadrer les rassemblements et de contenir les incidents aux abords des établissements.

Le dossier s’inscrit dans une mobilisation nationale qui a déjà provoqué de nombreuses violences contre les forces de sécurité. Le Pandore avait rapporté dès le 30 septembre les premiers bilans nationaux, alors que policiers et gendarmes étaient déjà fortement sollicités autour des établissements scolaires.

Les éléments judiciaires de Manosque et Digne-les-Bains ont été précisés par le procureur de la République de Digne-les-Bains et sont rapportés par Alpes 1. Ils distinguent clairement les personnes relâchées faute de preuves de celles qui font désormais l’objet d’une procédure.

Illustration éditoriale générée par IA — Le Pandore et la Gendarmerie. Scène fictive, non documentaire.

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