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Cocaïne : dix mises en examen après l’enquête de la SR d’Angers et de l’OFAST

Poudre de cocaïne photographiée par la DEA, avec une pièce américaine servant d’échelle.

Photo documentaire d’illustration : poudre de cocaïne photographiée par la DEA (2006 ou avant), sans lien avec les saisies ni le laboratoire de Chigné. Crédit : DEA / Wikimedia Commons, domaine public (PD-USGov-DEA). Image recadrée.

Dix hommes de 25 à 53 ans ont été mis en examen à Paris le 25 septembre 2026 dans une enquête sur un trafic de cocaïne menée par la Section de recherches (SR) d’Angers et l’Office anti-stupéfiants (OFAST). Le dossier comprend la découverte d’un laboratoire clandestin à Chigné, dans le Maine-et-Loire.

Du laboratoire de Chigné à une enquête commune

Dans son compte rendu publié le 30 septembre, Gendinfo retrace le début des investigations locales. Le 2 août 2025, des proches de la propriétaire d’un corps de ferme découvrent le laboratoire. Les gendarmes de Saumur y trouvent de la cocaïne. La SR d’Angers et l’OFAST sont saisis.

Une cellule nationale d’enquête est constituée, avec des renforts du groupement du Maine-et-Loire et de l’Unité nationale d’investigations. L’OFAST travaillait déjà sur des importations présumées depuis la Colombie. Les deux procédures sont réunies en mars 2026.

Selon la Gendarmerie, les enquêteurs ont identifié une organisation qui aurait fait entrer la cocaïne en France dissimulée dans des marchandises, avant de la transformer dans des laboratoires clandestins. Ils poursuivent leurs investigations pour identifier les autres participants présumés.

Neuf détentions provisoires annoncées

Le volet judiciaire avait été détaillé le 28 septembre par Actu17, citant un communiqué du Parquet national anticriminalité organisée (PNACO). Treize personnes ont été placées en garde à vue. Dix hommes ont ensuite été mis en examen par les magistrats instructeurs du tribunal judiciaire de Paris ; quatre étaient déjà détenus dans d’autres affaires.

Les qualifications retenues concernent notamment l’importation et la fabrication de stupéfiants en bande organisée, des infractions liées à leur transport et à leur cession, l’association de malfaiteurs et le blanchiment.

Neuf hommes ont été placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. Le dixième a été incarcéré provisoirement dans l’attente du débat sur son éventuel placement. Gendinfo reprend cette distinction le 30 septembre, sans indiquer l’issue de ce débat : il ne s’agit donc pas de dix placements en détention provisoire confirmés.

Une procédure en cours, pas une condamnation

Les dix hommes restent présumés innocents. Comme le rappelle Service Public dans sa fiche sur la mise en examen, ce statut relève du juge d’instruction et repose sur des indices graves ou concordants. Il donne notamment accès au dossier et permet de demander des actes d’enquête. Il ne constitue pas une déclaration de culpabilité. La décision concernant la détention est distincte de celle portant sur la mise en examen.

À lire aussi : l’enquête de la SR de Bordeaux sur un trafic de stupéfiants, un dossier distinct de l’affaire de Chigné.

Photo documentaire d’illustration : poudre de cocaïne photographiée par la DEA (2006 ou avant), sans lien avec les saisies ni le laboratoire de Chigné. Crédit : DEA / Wikimedia Commons, domaine public (PD-USGov-DEA). Image recadrée.

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