Les refus d’obtempérer enregistrés par la police et la gendarmerie augmentent de 7 % sur les douze mois arrêtés au 30 juin 2026. Publié le 30 septembre, le point à mi-année du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) confirme cette progression. Les violences physiques et les infractions liées aux stupéfiants sont également orientées à la hausse.
Une hausse sur douze mois, pas sur le seul premier semestre
La période compte : il s’agit des douze mois allant de juillet 2025 à juin 2026, comparés aux douze mois précédents. Le chiffre de 7 % ne représente donc ni l’évolution du seul premier semestre 2026, ni le bilan définitif de l’année 2026. Les résultats portent sur la France métropolitaine et les départements et régions d’outre-mer.
Un exemple permet de comprendre cette lecture : quand la borne de comparaison avance de six mois, une partie des faits de l’année précédente reste dans le total, tandis qu’une autre en sort. Deux variations calculées sur des périodes différentes peuvent donc être exactes sans être identiques. Elles ne s’additionnent pas et ne doivent pas être présentées comme deux hausses successives concernant les mêmes mois.
Le bilan 2025 reste une référence distincte
Dans sa publication du 17 juin 2026, le SSMSI recensait 28 200 refus d’obtempérer routiers pour l’année civile 2025, en progression de 10 % sur un an. Leur forme aggravée augmentait de 16 %. Ces chiffres concernent janvier à décembre 2025, et non les douze mois s’achevant en juin 2026.
La même étude dénombrait 36 900 délits de refus de contrôle routier, une catégorie plus large, en hausse de 9 %. Confondre ce total avec les seuls refus d’obtempérer conduirait donc à surestimer leur nombre. Le SSMSI évoquait aussi, parmi les explications possibles de la progression, un renforcement des contrôles portant sur des infractions connexes, notamment le défaut d’assurance ou de permis. Il s’agit d’une hypothèse avancée par le service statistique, pas d’une cause établie pour chaque affaire.
Violences physiques et stupéfiants progressent aussi
Le point à mi-année fait apparaître une hausse de 7 % des violences physiques enregistrées, dans le cadre familial comme en dehors. Pour les stupéfiants, la progression atteint 10 % pour l’usage et 10 % pour le trafic. Les homicides et les tentatives d’homicide reculent, chacun de 3 %. Ces évolutions décrivent des catégories différentes : elles ne peuvent pas être additionnées pour produire un taux global de délinquance.
Des infractions enregistrées, pas un bilan des gendarmes blessés
Pour les gendarmes et leurs familles, une autre distinction est essentielle : le nombre de refus d’obtempérer n’est pas celui des militaires blessés. Le taux de 7 % concerne des infractions enregistrées par les deux forces, pas une évolution propre à la gendarmerie ni une mesure des conséquences humaines. Il ne permet pas non plus, à lui seul, de connaître les condamnations prononcées après les faits.
Chaque suite judiciaire doit être documentée séparément : faits retenus, qualification, décision et éventuel recours. Pour suivre ces dossiers sans confondre statistiques nationales et situations individuelles, retrouvez notre rubrique Justice.
Sources : SSMSI, point à mi-année publié le 30 septembre 2026 ; SSMSI, bilan des refus de contrôle routier en 2025, publié le 17 juin 2026.
