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La Réunion : deux gendarmes blessés, un véhicule caillassé, 18 interpellations

Illustration générée par IA montrant des affrontements devant un lycée à La Réunion, avec des gendarmes et des projectiles

Illustration générée par IA — Le Pandore et la Gendarmerie

Deux gendarmes blessés, un véhicule de la Gendarmerie caillassé et dix-huit interpellations. À La Réunion, la nouvelle journée de mobilisation lycéenne a de nouveau placé les forces de l’ordre en première ligne ce lundi 5 octobre. Le bilan communiqué à la mi-journée fait état de sept membres des forces de l’ordre blessés au total : deux gendarmes, quatre policiers nationaux et un policier municipal.

Des gendarmes pris pour cible à Saint-Benoît et Saint-Louis

À Saint-Benoît, aux abords du lycée Patu de Rosemont, des jeunes cagoulés ont allumé des feux de poubelles et lancé des galets. Un gendarme a été blessé à la jambe au cours des heurts. La situation a conduit les forces de l’ordre à intervenir alors que l’établissement était mis en sécurité.

À Saint-Louis, devant le lycée professionnel de Roches Maigres, un véhicule de la Gendarmerie a également été visé par des jets de projectiles lancés par des individus masqués. À Saint-André, où près de 200 jeunes se sont regroupés entre les lycées Jean-Perrin et Sarda-Garriga, des bus ont été caillassés, des poubelles incendiées et des projectiles lancés en direction des forces de l’ordre.

Le bilan préfectoral, relayé par Imaz Press Réunion, fait état de dix-huit personnes interpellées, dont trois majeurs. Cinq interpellations ont notamment été réalisées à Saint-André. À Saint-Denis, quatre personnes ont été arrêtées pour jets de poubelles, outrage à agent et rébellion.

Plus de 300 policiers et gendarmes déployés

Plus de 300 policiers et gendarmes ont été engagés sur l’île pour sécuriser les établissements, leurs personnels, les élèves et les riverains. Vingt-deux établissements, dont sept collèges, étaient concernés par le mouvement à la mi-journée. Le préfet Patrice Latron a apporté son soutien aux forces de l’ordre et rappelé que les violences et les dégradations commises en marge des rassemblements donneraient lieu à des recherches, des interpellations et des poursuites.

Cette nouvelle journée intervient après plusieurs épisodes de violences déjà recensés depuis le début du mouvement. Le Pandore avait notamment rapporté le bilan du 30 septembre, marqué par 83 policiers et gendarmes blessés au niveau national. À La Réunion, la suite judiciaire des dix-huit interpellations de ce lundi devra désormais préciser les poursuites retenues contre les personnes mises en cause.

Visuel généré par IA — Le Pandore et la Gendarmerie.

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