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Trafic de migrants : l’OLTIM dit démanteler 250 à 300 filières chaque année

Passeport ouvert sur des pages comportant des tampons de passage aux frontières.

Photo d’illustration documentaire, sans lien avec une affaire suivie par l’OLTIM. Le document photographié n’est pas présenté comme frauduleux. Photo : Global Residence Index / Unsplash.

L’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM) a dressé, vendredi 18 septembre, un état des lieux de son action contre des réseaux criminels devenus plus structurés et plus violents.

Rattaché à la direction nationale de la police aux frontières, l’office compte 161 agents à l’échelon central et plus de 400 enquêteurs répartis dans 40 structures. Son chef, le contrôleur général Xavier Delrieu, indique que ses services démantèlent chaque année entre 250 et 300 filières, pour environ 1 000 gardes à vue.

Des réseaux comparés aux organisations du narcotrafic

Selon l’OLTIM, les filières prennent désormais en charge une grande partie de la chaîne : recrutement, logistique, passages, faux documents et circuits financiers. Certaines utilisent notamment le système hawala, tandis que des dossiers mêlent trafic de migrants, blanchiment, fraude sociale ou stupéfiants.

La coopération est aussi interministérielle et internationale. À Mayotte, l’office travaille notamment avec les douanes, la Marine nationale et la Gendarmerie nationale. Les priorités annoncées portent désormais sur la fraude documentaire et les montages permettant d’obtenir frauduleusement certains visas.

Source : l’entretien publié par la Police nationale le 18 septembre 2026. Les 250 à 300 filières correspondent au volume annuel annoncé par le chef de l’office, et non à un bilan définitif de l’année 2026.

À lire aussi : l’enquête franco-italienne de la SR de Strasbourg sur une filière de trafic de migrants, relatée en avril 2025. Ce dossier illustre la coopération internationale ; il n’est pas présenté comme un résultat de l’OLTIM.

Article Jérémy ARMANTE. Photo d’illustration : Global Residence Index / Unsplash, licence Unsplash ; recadrage au format 16:9. Le passeport photographié n’est lié à aucune des affaires évoquées et ne constitue pas un document frauduleux identifié.

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