Un gendarme a été blessé lundi 23 février en fin de journée à Castelnau-de-Médoc, en Gironde, lors d’un contrôle routier. Selon les autorités, un automobiliste a refusé d’obtempérer avant de foncer volontairement sur le militaire. Le choc a projeté ce dernier sur plusieurs mètres. Rapidement pris en charge, le gendarme a été hospitalisé ; son pronostic vital n’est pas engagé.
Les circonstances précises de l’intervention n’ont pas été détaillées, mais les premiers éléments confirment le caractère intentionnel du geste. L’auteur des faits a pris la fuite et fait désormais l’objet de recherches actives par les forces de l’ordre.
La réaction des autorités a été immédiate. Sur le réseau social X, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a exprimé son soutien au militaire blessé et dénoncé un acte « intolérable » visant les forces de l’ordre. Il a assuré que tous les moyens étaient mobilisés pour interpeller rapidement le suspect. De son côté, la Gendarmerie nationale a également publié un message de solidarité envers son collègue de la brigade de Castelnau-de-Médoc, rappelant la gravité de cet acte commis dans l’exercice des fonctions.
L’auteur activement recherché
Cet incident survient dans un climat marqué par une augmentation notable des refus d’obtempérer en France. En février, le ministre de l’Intérieur a indiqué que 28 200 cas avaient été recensés depuis le début de l’année 2025, soit une hausse de 11 % par rapport à l’année précédente. Ces chiffres traduisent une tension croissante lors des contrôles routiers et une exposition accrue des forces de l’ordre à des situations dangereuses.
Le refus d’obtempérer constitue une infraction pénale sévèrement sanctionnée. Conformément à l’article L233-1 du Code pénal, il est passible de deux ans d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Dans l’affaire de Castelnau-de-Médoc, la qualification pourrait être aggravée en raison des blessures infligées au gendarme. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin d’identifier et d’interpeller l’automobiliste en fuite, tandis que la communauté des forces de sécurité réaffirme son engagement face à ces violences répétées.
