Le Pandore et la Gendarmerie

Loire-Atlantique : disparition de Manon Relandeau, 100 gendarmes mobilisés, l’hypothèse criminelle privilégiée

Gendarmes mobilisés en Loire-Atlantique dans le cadre des recherches liées à la disparition de Manon Relandeau

À Saint-Étienne-de-Montluc, près de Nantes, la disparition de Manon Relandeau, 31 ans, et de sa fille de 15 mois mobilise depuis plusieurs jours d’importants moyens de la Gendarmerie. Trois semaines après les faits, l’enquête judiciaire s’oriente vers une piste criminelle, sur fond de départ du conjoint à l’étranger.

Une disparition signalée après plusieurs jours de silence

Le 3 avril 2026, les proches de Manon Relandeau donnent l’alerte. Plus aucune nouvelle de la jeune femme, ni de sa fille Inaya. Les gendarmes de la brigade de Saint-Étienne-de-Montluc interviennent immédiatement au domicile familial. Il est vide.

Les premières constatations confirment une disparition inquiétante remontant à plusieurs jours. L’enquête est rapidement confiée à la brigade de recherches, puis à la Section de recherches de Nantes, face à la gravité de la situation.

Selon les éléments communiqués par le parquet de Nantes, la mère et l’enfant n’auraient plus été vues depuis environ neuf jours au moment du signalement.

Un élément déterminant apparaît dans les premières investigations : le conjoint de la victime, âgé de 41 ans et père de l’enfant, a quitté le territoire le 2 avril 2026 depuis Nantes, à destination de l’Algérie, avec la fillette.

Un dispositif de recherches massif déployé autour de Nantes

Face à la disparition, la Gendarmerie engage des moyens exceptionnels. Près de 100 militaires sont mobilisés dans le secteur de Nantes et de Saint-Étienne-de-Montluc.

Dans le détail, 55 gendarmes de la compagnie de Nantes sont déployés sur le terrain, appuyés par des unités spécialisées. Deux équipes cynophiles, dont un chien Saint-Hubert spécialisé dans la recherche de personnes disparues, participent aux opérations.

La cellule d’identification criminelle est engagée pour exploiter les traces et indices sur les différentes zones de recherches. Des moyens aériens sont également mobilisés : un hélicoptère venu de Rennes et des drones survolent les secteurs boisés et les zones difficiles d’accès.

Les investigations s’étendent également aux axes fluviaux, avec l’engagement de la brigade fluviale de Saint-Pierre-des-Corps.

Pour coordonner l’ensemble, une cellule nationale d’enquête a été constituée. Elle regroupe 15 enquêteurs sous la direction de la Section de recherches de Nantes.

Une information judiciaire ouverte pour meurtre et enlèvement

Au vu des éléments recueillis, le parquet de Nantes a ouvert dès le 7 avril une information judiciaire pour meurtre et enlèvement de mineure.

Cette décision marque un tournant dans le dossier. L’hypothèse criminelle est désormais privilégiée par les enquêteurs, sans qu’aucune conclusion définitive ne soit officiellement arrêtée à ce stade.

Les investigations se poursuivent sous l’autorité d’un juge d’instruction, dans le cadre d’une commission rogatoire. Ce cadre procédural impose désormais une stricte confidentialité sur les actes en cours.

Les enquêteurs exploitent notamment les déplacements du conjoint, ses communications depuis l’étranger et les derniers éléments matériels relevés sur le terrain.

Une enquête sous tension, l’enfant toujours au cœur des recherches

Si l’enquête s’oriente vers une piste criminelle concernant la disparition de la mère, la situation de l’enfant reste au centre des préoccupations.

La Gendarmerie poursuit ses investigations pour localiser le conjoint et retrouver la fillette. Des coopérations internationales pourraient être activées si nécessaire.

Sur le terrain, les recherches ont mobilisé des moyens rarement engagés à cette échelle pour une disparition en zone périurbaine.

Image : visuel créé et retravaillé par procédé numérique assisté par IA – Le Pandore et la Gendarmerie – Jérémy ARMANTE- Article Jérémy ARMANTE.

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