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Escalquens : une gendarme ouvre le feu pour sauver son collègue violemment agressé lors d’une intervention

À Escalquens, au sud-est de Toulouse, une intervention de la gendarmerie pour des violences conjugales a brutalement dégénéré samedi 18 avril. Acculée, une militaire a fait usage de son arme de service pour mettre fin à une agression violente visant son collègue. L’homme touché est entre la vie et la mort.

Une intervention pour violences conjugales qui bascule en agression. Les faits se déroulent en début de soirée dans un immeuble d’Escalquens.

Deux gendarmes interviennent au domicile d’un homme signalé pour des violences intrafamiliales. Une mission classique, mais à haut risque. À leur arrivée, le mis en cause s’emporte immédiatement. Les échanges verbaux dégénèrent. En quelques secondes, la situation bascule.

L’homme s’en prend physiquement aux militaires dans la cage d’escalier. Sous pression, les gendarmes reculent jusqu’au rez-de-chaussée. L’individu poursuit, déterminé. L’intervention devient une scène d’affrontement.

Un gendarme frappé, une collègue contrainte de tirer

Coincés dans le sas de sortie de l’immeuble, les militaires tentent de contenir l’agresseur. Un pistolet à impulsion électrique est utilisé. Sans effet.

L’homme continue. Il se rue sur un gendarme, l’empoigne et le frappe à plusieurs reprises. Face à la violence de l’attaque et malgré les sommations répétées, la gendarme ouvre le feu avec son arme de service. Le tir atteint l’individu au thorax.

Une enquête judiciaire ouverte, une situation critique

Gravement blessé, l’homme est pris en charge en urgence absolue. Il est hospitalisé en réanimation.

Son pronostic vital reste engagé. Dans le même temps, son fils, âgé de 15 ans, est interpellé. Il reconnaît avoir participé aux violences. Placé en garde à vue, il en ressort dans la nuit compte tenu de l’état de son père. La procédure reste ouverte.

Le parquet de Toulouse ouvre deux enquêtes distinctes.

La première vise la gendarme pour violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique, une procédure classique dans ce type de situation afin d’évaluer la légitime défense.

La seconde cible l’auteur des faits pour violences intrafamiliales et violences volontaires sur militaires de la gendarmerie.

Une intervention sous tension, une décision en quelques secondes

Dans ce type d’intervention, tout se joue en quelques instants. Les gendarmes doivent contenir, protéger, décider. La montée en violence ne laisse aucune marge. Acculée, confrontée à une agression directe sur son collègue, la militaire a dû faire un choix immédiat.

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