Site icon Le Pandore et la Gendarmerie

Grève des lycées : policiers et gendarmes sur le front

Illustration générée par IA : poubelle en feu et personnes au visage couvert devant un lycée fictif.

Illustration générée par IA — Le Pandore et la Gendarmerie.

Devant les lycées où les blocages dégénèrent, les policiers et les gendarmes font face aux jets de projectiles et aux incendies. Le 30 septembre, les violences ont aussi visé les pompiers, les personnels scolaires et des passants. Une journée d’interventions, des grandes agglomérations aux communes où intervient la gendarmerie.

À Saint-Denis, l’entrée du lycée Paul-Éluard est barrée par des poubelles en feu. Les policiers sont devant les grilles. Les pompiers sont appelés pour éteindre l’incendie. Cette scène du mercredi 30 septembre est documentée par Reuters. À Lyon et à Lille, d’autres images relevées par l’agence montrent des projectiles lancés vers des lignes de policiers.

Partie de lycées de banlieue parisienne environ une semaine plus tôt, la mobilisation réclame des enseignants pour remplacer les absents, davantage de moyens et de meilleures conditions d’apprentissage. Des rassemblements se déroulent dans le calme. Mais, devant les établissements où éclatent des violences, les forces de l’ordre sont directement prises à partie.

Les secours eux-mêmes visés

En Ille-et-Vilaine, les pompiers interviennent dès la matinée sur une dizaine de feux de poubelles devant des lycées rennais, où des barricades ont été dressées. Selon le bilan préfectoral rapporté par RCA, des projectiles visent policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers. Les personnels des établissements et des passants sont également pris pour cible. Des véhicules sont endommagés.

La commune de Tinténiac est elle aussi touchée. Au terme de cette matinée à Rennes et à Tinténiac, deux policiers et un gendarme sont blessés. Des lycéens sont pris en charge par les secours.

La nature des projectiles alourdit les risques. À Besançon, la radio Plein Air rapporte des jets de pierres, de bouteilles en verre et des tirs de mortiers d’artifice en direction des policiers. Des interpellations ont lieu au cours de la matinée ; des mortiers sont également découverts en possession d’une personne interpellée.

Quand le feu gagne les abords des établissements

À Bordeaux, près du lycée Gustave-Eiffel, le feu parti d’une poubelle atteint la façade d’une maison. À Caluire-et-Cuire, près de Lyon, une voiture a été incendiée devant le lycée André-Cuzin.

83 policiers et gendarmes blessés en une journée

Le bilan national présenté mercredi soir par Laurent Nuñez fait état de 83 policiers et gendarmes blessés, de 625 interpellations et de 356 établissements perturbés pour le 30 septembre. Les deux forces sont réunies dans ce décompte communiqué par le ministre de l’Intérieur, rapporté par Europe 1 avec l’AFP.

Dans les établissements, les blessures s’accumulent aussi : Édouard Geffray en recense 119 parmi les élèves et les personnels depuis le début des mobilisations. Trois enquêtes de l’IGPN ont par ailleurs été annoncées après des blessures de lycéens lors d’interventions à Sevran, Saint-Ouen-l’Aumône et Tours.

La fin de cette journée ne met pas un terme aux appels à se rassembler. L’Union syndicale lycéenne a demandé la poursuite du mouvement ce jeudi 1er octobre, avec un rapprochement des mobilisations étudiantes, selon l’AFP.

Illustration générée par IA — Le Pandore et la Gendarmerie

Exit mobile version