Le Pandore et la Gendarmerie

Lescar : onze singes volés retrouvés, trois personnes interpellées

Des gendarmes dans l’enclos de l’Exotic Park de Lescar. Crédit : SIRPA Gendarmerie.

Les gendarmes de la section de recherches de Pau ont retrouvé onze des treize primates dérobés à l’Exotic Park de Lescar, dans les Pyrénées-Atlantiques. Trois personnes ont été interpellées le 29 octobre. Deux animaux restent recherchés, selon le communiqué diffusé ce 3 novembre par le tribunal judiciaire de Bayonne et la Gendarmerie nationale.

Des enclos forcés, puis des singes proposés à la vente sur les réseaux sociaux. Après le vol de treize primates à l’Exotic Park de Lescar, fin octobre, les enquêteurs ont suivi deux pistes : une famille remarquée dans une zone interdite au public et la trace des animaux sur Internet.

Des photographies dans une partie du parc fermée au public

Le propriétaire du zoo a signalé le vol au commissariat de police de Pau le 27 octobre. Selon le communiqué, neuf ouistitis et quatre tamarins avaient disparu. Pour atteindre les espaces intérieurs où étaient hébergés les primates, le ou les auteurs auraient forcé des cadenas et des fenêtres.

Dès le lendemain, le parquet régional de l’environnement du tribunal judiciaire de Bayonne a confié la direction de l’enquête à la section de recherches de Pau. Les investigations portent sur des faits de vol et de recel en bande organisée d’espèces protégées, ainsi que d’association de malfaiteurs.

Un comportement observé dans le parc a retenu l’attention des enquêteurs : une famille avait pris des photographies dans un secteur inaccessible aux visiteurs, où se trouvaient les singes. Les militaires ont identifié le véhicule utilisé, puis localisé cette famille. En parallèle, ils ont retrouvé la trace des primates proposés à la vente sur les réseaux sociaux.

Une opération appuyée par les négociateurs du GIGN

Le 29 octobre, les enquêteurs sont passés à la phase des interpellations. Ils ont reçu l’appui du groupement de gendarmerie départementale des Hautes-Pyrénées, de l’escadron de gendarmerie mobile 35/6 de Tarbes, des négociateurs du GIGN et de la section aérienne de gendarmerie des Hautes-Pyrénées.

Les deux principaux suspects ont été interpellés, ainsi que la compagne de l’un d’eux, mise en cause pour recel. Outre les onze animaux retrouvés, les opérations ont permis de découvrir 1 500 euros en espèces. Cinq fusils ont également été saisis de manière incidente.

Deux primates toujours manquants

À l’issue de leur présentation à la justice, deux des trois personnes mises en cause ont été placées en détention provisoire et la troisième sous contrôle judiciaire.

La recherche des animaux se poursuit. Dans son communiqué du 3 novembre, la section de recherches de Pau invite toute personne disposant d’informations permettant de localiser les deux primates manquants à les transmettre aux enquêteurs.

Source : communiqué du tribunal judiciaire de Bayonne et de la Gendarmerie nationale du 3 novembre 2026, également repris par Gendinfo.

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