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Major Jean-François Jegu : neuf ans après sa mort en service à La Réunion

Cour d’honneur des Invalides à Paris, photographiée en mars 2016. Archive de lieu, distincte de la cérémonie d’hommage de février 2018.

Cour d’honneur des Invalides à Paris, photographiée le 12 mars 2016. Archive de lieu ; elle ne représente pas la cérémonie du 16 février 2018. Photo : Guilhem Vellut / Wikimedia Commons — CC BY 2.0. Image redimensionnée.

Le 13 octobre 2017, le major Jean-François Jegu meurt en service à La Réunion. Affecté à l’escadron de gendarmerie mobile 24/1 de Maisons-Alfort et détaché depuis plusieurs mois sur l’île, il avait 49 ans. Neuf ans plus tard, son nom reste associé à l’hommage national rendu aux gendarmes décédés dans l’accomplissement de leur devoir.

En service à La Réunion

Le vendredi 13 octobre 2017, Jean-François Jegu est en service à Sainte-Marie, à La Réunion. La gendarmerie de l’île annonce son décès quelques jours plus tard. Le major appartient alors à l’escadron de gendarmerie mobile 24/1 de Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne.

Selon les éléments publiés à l’époque à partir de cette annonce, il est détaché depuis trois mois au profit de la gendarmerie de La Réunion, au sein du détachement spécial d’intervention basé dans le secteur de l’aéroport Roland-Garros. Il a 49 ans. Sa situation familiale — marié et père de trois enfants — avait également été rendue publique au moment de sa disparition.

Le nom du major Jegu inscrit dans l’hommage national

Quelques mois plus tard, le 16 février 2018, la Gendarmerie nationale rend hommage aux militaires décédés l’année précédente dans l’accomplissement de leur devoir. À Paris, la cérémonie se déroule dans la cour d’honneur de l’Hôtel national des Invalides, sous la présidence de Jacqueline Gourault, alors ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’Intérieur, en présence du général d’armée Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie nationale.

Jean-François Jegu figure parmi les huit militaires honorés ce jour-là avec le maréchal des logis-chef Jean-François Fortin, le major Frédéric Prouteau, l’adjudant-chef Jérôme Mitaine, l’adjudant Éric Mougel, l’adjudant-chef Frédéric Stourbes, le lieutenant-colonel Bernard Lambert et le gendarme adjoint volontaire Nathan Franchet.

Une mémoire qui dépasse son unité

En 1993, le ministre de la Défense a décidé qu’un hommage solennel serait rendu chaque 16 février aux gendarmes morts dans l’accomplissement de leur devoir l’année précédente. La cérémonie nationale de 2018 replace ainsi Jean-François Jegu dans une mémoire collective qui dépasse l’escadron auquel il appartenait et le territoire où il servait au moment de son décès.

Sources : Gendinfo, hommage du 16 février 2018 ; LINFO.RE, 17 octobre 2017 ; Zinfos974, 17 octobre 2017.

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