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Drones : deux unités de gendarmerie créées en Guadeloupe et à Amiens

Au stand Delair du Bourget en 2025, un DT46 exposé en bas et un DT61 suspendu au-dessus.

Au Salon du Bourget, le 20 juin 2025 : le DT46 est exposé en bas, sous le DT61 suspendu. Document d’archive illustrant le matériel, sans représenter les unités créées en 2026. Photo : Artvill / Wikimedia Commons, CC BY 4.0. Image redimensionnée.

Les Forces aériennes de la Gendarmerie nationale disposent de deux nouvelles unités d’appui drone. Créée le 1er août 2026 à Pointe-à-Pitre, la cellule guadeloupéenne vise d’abord les trafics maritimes. À Amiens, la section créée le 1er septembre doit appuyer la lutte contre l’immigration irrégulière en Manche et en mer du Nord.

Selon Gendinfo, chacune compte quatre personnels et dispose de deux aéronefs ainsi que d’une station de vol. L’effectif amiénois doit atteindre six personnels en 2027. L’annonce du 9 septembre situe les deux unités en phase de mise en service opérationnel.

Des vols longs, une coordination indispensable

En Guadeloupe, le DT46 à voilure fixe peut décoller verticalement et rester en vol plusieurs heures. Les personnels ont été formés chez Delair et à l’École des drones de l’armée de Terre.

Cette autonomie impose aussi une organisation particulière de l’espace aérien. Dans son rapport sur les moyens aériens des forces de sécurité, le Sénat rappelle que les drones de moyenne endurance doivent évoluer dans des espaces séparés des aéronefs habités. L’appui au sol ou en mer dépend donc autant de la coordination des vols que des performances de l’appareil.

Le même rapport indique que les financements britanniques issus des accords de Sandhurst ont contribué à la création de l’unité d’Amiens et à la formation de télépilotes. Il replace ces moyens dans une stratégie où drones, avions et hélicoptères doivent être choisis selon la mission.

À lire aussi : notre article de 2025 sur l’arrivée du DT46 dans la Gendarmerie.

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