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Paris : un gendarme mobile blessé par un cocktail Molotov à la fin de la manifestation du 31 octobre

Illustration générée par IA : un gendarme en équipement de maintien de l’ordre dont la protection de jambe est enflammée, dans une rue de jour.

Illustration générée par intelligence artificielle pour Le Pandore et la Gendarmerie. Cette image ne représente pas la scène réelle du 31 octobre 2026.

Un engin incendiaire a embrasé les protections d’un gendarme mobile, samedi soir, près de la porte de Charenton. Légèrement blessé, le militaire est resté en service. Laurent Nuñez a dénoncé une « tentative de meurtre ».

Image d’illustration générée par intelligence artificielle pour Le Pandore et la Gendarmerie. Elle ne représente pas la scène réelle du 31 octobre 2026.

Le cortège parisien avait défilé dans le calme avant que des affrontements n’éclatent en fin de mobilisation, samedi 31 octobre. Rue des Meuniers, près de la porte de Charenton, un cocktail Molotov a explosé aux pieds d’un gendarme mobile, mettant le feu aux protections de ses jambes, rapporte franceinfo. Les images montrent les flammes enveloppant le bas de son équipement, avant l’intervention de ses collègues.

Ces violences sont survenues à l’arrivée de la manifestation, alors que des centaines de manifestants affrontaient les forces de l’ordre. Dans la soirée, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que le militaire avait été légèrement blessé et n’avait pas interrompu son service. Il lui a rendu hommage, précisant que les autres gendarmes avaient rapidement contenu le feu. Le ministre a qualifié le jet de cocktail Molotov de « tentative de meurtre ».

« La sensation de brûlure est immédiate, intense et durable »

Interrogé peu après sur LCI, le gendarme a donné des nouvelles rassurantes de son état de santé. « Je vais bien », a-t-il déclaré, tout en soulignant la gravité de l’attaque : « En revoyant les vidéos, on se rend compte de l’intensité et de la catastrophe qui a certainement été évitée ce soir. »

Sur BFMTV, il a décrit la douleur provoquée par l’embrasement de ses protections. « La sensation de brûlure est immédiate, intense et durable », a-t-il témoigné. Le militaire a expliqué ne pas avoir vu arriver le projectile, mais en avoir immédiatement ressenti les effets, avant de sentir la douleur monter. Évoquant les auteurs du jet, il a dénoncé une « hostilité clairement féroce ».

Il a également indiqué qu’un peu plus d’une dizaine de gendarmes placés sous ses ordres avaient été blessés à des degrés divers. Dans son bilan communiqué samedi soir, la préfecture de police de Paris faisait, de son côté, état de cinq membres des forces de l’ordre blessés : quatre policiers et un gendarme. Trois avaient été touchés par des jets de cocktails Molotov.

Des condamnations politiques

L’attaque a suscité les réactions de Marine Le Pen et de Bruno Retailleau, tous deux candidats à l’élection présidentielle, qui ont dénoncé un acte « insupportable ».

Sur X, Marine Le Pen a demandé que les responsables soient retrouvés et condamnés avec la plus grande sévérité. Elle a également remercié les forces de l’ordre mobilisées jusque dans la nuit, affirmant qu’elles protégeaient les Français face aux « hordes d’extrême gauche ».

Bruno Retailleau, président des Républicains et ancien ministre de l’Intérieur, a lui aussi employé la qualification de tentative de meurtre. « Celui qui a fait ça doit en répondre », a-t-il écrit.

Le maire de Nice, Éric Ciotti, a pour sa part interpellé le gouvernement, lui reprochant de ne pas traiter les organisations d’extrême gauche comme des « forces terroristes ».

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