Site icon Le Pandore et la Gendarmerie

Le Perreux-sur-Marne : six mois ferme pour des tirs de mortier vers des policiers

Policiers en patrouille à pied à Paris, le 11 août 2024. Photographie d’archives utilisée à titre d’illustration.

Patrouille de la Police nationale à Paris, le 11 août 2024. Photographie d’archives, sans lien documentaire avec les faits relatés ni les agents concernés. © Kyah117 / Wikimedia Commons — CC BY 4.0. Réduction proportionnelle et conversion WebP depuis l’original, sans agrandissement.

Le 2 octobre 2026, un homme de 18 ans a été condamné par le tribunal judiciaire de Créteil à douze mois d’emprisonnement, dont six mois ferme et six mois avec sursis, après avoir tiré plusieurs mortiers d’artifice en direction de policiers devant le lycée Paul-Doumer, au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne). La partie ferme peut être aménagée sous bracelet électronique.

Le jeune homme avait été interpellé le 1er octobre 2026, la veille de son jugement, aux abords de l’établissement. Il n’était pas scolarisé au lycée Paul-Doumer. Selon le récit de l’audience, il était cagoulé lorsqu’il a tiré plusieurs mortiers vers les forces de l’ordre mobilisées autour de l’établissement.

Des tirs en direction des policiers devant le lycée

Les faits se sont produits dans le contexte des blocages et mobilisations lycéennes qui ont donné lieu, dans plusieurs villes, à des affrontements et à des violences visant policiers et gendarmes. Au Perreux-sur-Marne, le dossier présenté au tribunal concerne cependant un prévenu majeur qui ne faisait pas partie des élèves de l’établissement.

Selon le compte rendu d’audience du Parisien, repris par Actu Forces de l’Ordre, le prévenu a expliqué qu’il n’avait pas vu les policiers parce qu’il ne portait pas ses lunettes. L’argument n’a pas empêché le tribunal de retenir sa responsabilité pour les tirs de mortiers dirigés vers les agents.

La condamnation intervient alors que les violences contre les forces de l’ordre autour des lycées font l’objet de réponses pénales rapides dans plusieurs départements. Le Pandore a notamment relaté la condamnation prononcée à Guebwiller après des jets de pierres contre des gendarmes.

Douze mois de prison, dont six ferme

Le tribunal a prononcé douze mois d’emprisonnement : six mois ferme et six mois assortis du sursis. La partie ferme n’implique pas nécessairement une incarcération immédiate puisqu’elle peut être exécutée sous bracelet électronique. Il s’agit néanmoins bien d’une peine d’emprisonnement ferme, avec un aménagement possible de son exécution.

Le prévenu, âgé de 18 ans, était jusque-là inconnu de la justice selon le compte rendu d’audience. Cette première comparution s’est donc soldée par une condamnation comportant une partie ferme pour des violences visant directement des policiers.

Deux autres prévenus renvoyés au 27 novembre

Deux autres hommes de 18 ans comparaissaient le même jour à Créteil dans un dossier distinct, lié cette fois aux abords d’un lycée du Kremlin-Bicêtre. Ils avaient été interpellés en possession de mortiers d’artifice. Leur affaire n’a pas été jugée sur le fond : l’audience a été renvoyée au 27 novembre 2026.

Dans l’attente, les deux prévenus ont été placés sous contrôle judiciaire, avec interdiction de participer à une manifestation en Île-de-France. Ils restent présumés innocents des faits qui leur sont reprochés. Ces procédures ne doivent pas être confondues avec celle du Perreux-sur-Marne, dans laquelle une condamnation a déjà été prononcée.

Sources : Le Parisien, compte rendu d’audience du 2 octobre 2026 ; Actu Forces de l’Ordre, 5 octobre 2026.

Exit mobile version