Le 3 octobre 2026, les gendarmes de la communauté de brigades de Saint-Benoît ont placé un homme en garde à vue dans une enquête ouverte après des violences avec arme commises la veille. La perquisition de son domicile a conduit à la saisie de trois fusils, 411 munitions, 46 pieds de cannabis, 5,9 kilos de produit et du matériel de culture en intérieur.
Une enquête pour violences avec arme à l’origine de la perquisition
Les faits ont été rendus publics le 5 octobre par la Gendarmerie de La Réunion. Deux jours plus tôt, les militaires de la communauté de brigades de Saint-Benoît intervenaient dans le cadre d’une enquête portant sur des violences avec arme commises le 2 octobre.
Un homme a été placé en garde à vue le 3 octobre. La perquisition menée à son domicile a alors fait apparaître un second volet du dossier : des armes, des munitions, du cannabis et une installation destinée à la culture en intérieur.
Deux fusils à lunette, un fusil à pompe et 411 munitions
Le bilan communiqué par la gendarmerie mentionne deux fusils équipés de lunettes de visée, un fusil à pompe et 411 munitions de différents calibres. Les photographies diffusées après l’opération montrent également plusieurs accessoires et éléments de matériel disposés aux côtés des armes saisies.
La communication officielle ne précise pas, à ce stade, le régime juridique de chacune des armes ni l’origine des munitions. Elle n’indique pas non plus les suites judiciaires données à la garde à vue. Ces éléments devront donc être distingués du seul constat matériel établi lors de la perquisition.
46 pieds de cannabis et 5,9 kilos de produit
Les gendarmes ont par ailleurs saisi 29 pieds de cannabis cultivés en pots et 17 autres fraîchement coupés, soit 46 pieds au total. À cela s’ajoutent 5,9 kilos de cannabis présentés sous différentes formes et 305 euros en numéraire.
Une lampe ultraviolet, un extracteur d’air et plusieurs équipements de culture ont également été découverts. L’ensemble est cohérent avec une installation de culture en intérieur. Le bilan publié ne permet toutefois pas, à lui seul, de déterminer l’ampleur d’un éventuel trafic ni la destination finale des produits saisis.
Une opération révélée deux jours après les faits
Dans son message, la Gendarmerie de La Réunion rappelle que toutes les opérations ne peuvent pas être médiatisées immédiatement. Certaines enquêtes exigent de la discrétion et peuvent se prolonger pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois avant qu’un bilan puisse être rendu public.
Cette saisie est intervenue quelques mois après une autre enquête de grande ampleur menée à La Réunion. En avril 2026, douze personnes avaient été interpellées dans un trafic de stupéfiants piloté depuis la prison, avec des ramifications entre l’île et l’Hexagone.
La communication publiée le 5 octobre ne précisait pas les suites judiciaires données à cette garde à vue.
Image principale : montage de deux photographies officielles prises lors de la saisie du 3 octobre 2026. Crédit : Gendarmerie de La Réunion.
