Un Cirrus SR-20 de l’armée de l’Air et de l’Espace s’est accidenté lundi matin à Salon-de-Provence alors qu’il effectuait un vol d’instruction. À bord, un instructeur et un élève-pilote ont été légèrement blessés. Selon le ministère des Armées, l’équipage est parvenu à éviter les zones d’habitation avant l’accident. Deux enquêtes ont été ouvertes, dont l’une confiée à la Gendarmerie de l’Air et de l’Espace.
Le vol devait être un exercice de formation. Lundi 17 août, vers 9 h 45, un Cirrus SR-20 de la base aérienne 701 de Salon-de-Provence évolue avec deux militaires à bord : un instructeur et un élève-pilote.
Le vol bascule lorsqu’un accident survient à Salon-de-Provence. Dans son communiqué, le ministère des Armées ne précise pas encore ce qui a provoqué la difficulté ni les dernières manœuvres de l’appareil. Il établit en revanche un point central : l’équipage a réussi à éviter les zones d’habitation.
Aucun tiers n’a été blessé et aucun dommage à des personnes au sol n’est signalé.
L’équipage donne lui-même l’alerte
L’instructeur et l’élève-pilote sont légèrement blessés. Tous deux sont conscients et ont pu donner l’alerte après l’accident.
Les pompiers de l’Air et de l’Espace ainsi que les sapeurs-pompiers du Service départemental d’incendie et de secours interviennent rapidement. Les deux militaires sont pris en charge par les équipes médicales de la base aérienne.
À ce stade, le ministère ne communique pas leur identité, leur grade ni l’évolution de leur état de santé après cette première prise en charge.
L’accident intervient au cours d’un vol d’instruction, dans l’environnement même où sont formés les futurs personnels navigants de l’armée de l’Air et de l’Espace.
Un avion destiné à la formation initiale des pilotes
Le Cirrus SR-20 est utilisé à Salon-de-Provence pour l’apprentissage initial du pilotage et des bases du vol.
Les appareils sont stationnés sur la base aérienne 701, au sein de l’École de l’Air et de l’Espace. Ils sont mis en œuvre par le Centre de formation aéronautique militaire initiale, chargé de la première phase de formation théorique et pratique des personnels navigants.
Les causes de l’accident ne sont pas connues.
Aucune hypothèse technique ou humaine ne peut, à ce stade, être privilégiée.
La Gendarmerie de l’Air et de l’Espace saisie
Deux enquêtes distinctes sont désormais engagées.
Le Bureau enquêtes accidents pour la sécurité de l’aéronautique d’État doit établir les circonstances et les causes de l’accident dans le cadre de l’enquête de sécurité aéronautique.
En parallèle, une enquête a été confiée à la section de recherches de la Gendarmerie de l’Air et de l’Espace.
Les investigations devront permettre de reconstituer précisément le déroulement du vol et les circonstances dans lesquelles l’équipage a été contraint de gérer cette situation d’urgence.
Pour l’heure, un fait demeure établi : malgré l’accident, les deux militaires ont survécu, ont pu alerter les secours et aucune personne au sol n’a été touchée.
