Un contrôle inopiné mené par la gendarmerie dans le Val-d’Oise a mis en lumière une situation pour le moins paradoxale : un moniteur d’auto-école exerçait alors que son permis de conduire était invalide. L’opération s’est déroulée mardi 10 février au centre d’examen du permis de conduire de Beaumont-sur-Oise, en présence des gendarmes, des agents du bureau de l’éducation routière et du sous-préfet.
L’objectif de ce contrôle était double : vérifier la conformité administrative des candidats et des professionnels présents, et lutter contre les fraudes de plus en plus fréquentes dans le secteur du permis de conduire. Plusieurs irrégularités ont été constatées au cours de l’opération, donnant lieu à des verbalisations, notamment pour défaut de carte grise.
Cependant, l’infraction la plus surprenante concerne un moniteur d’auto-école dont le permis de conduire était invalide. Malgré cela, il continuait à exercer son activité d’enseignant de la conduite. À la suite de ce constat, une procédure administrative a été engagée afin de lui retirer son autorisation d’enseigner.
L’importance d’une surveillance accrue
Ce cas soulève des interrogations sur le contrôle des conditions d’exercice de la profession de moniteur d’auto-école. En France, pour enseigner la conduite, il est obligatoire d’être titulaire du permis B depuis au moins deux ans et d’avoir suivi une formation spécifique permettant d’obtenir le Titre Professionnel d’Enseignant de la Conduite et de la Sécurité Routière (TP ECSR). Ces exigences visent à garantir à la fois la compétence pédagogique et l’exemplarité des professionnels chargés de former les futurs conducteurs.
Cette affaire illustre la nécessité de renforcer les contrôles dans un contexte où les fraudes et les irrégularités administratives semblent se multiplier. Elle met aussi en lumière un paradoxe inquiétant : un formateur chargé d’apprendre le respect du code de la route se trouvait lui-même en infraction. Au-delà de l’anecdote, cet épisode rappelle l’importance d’une surveillance accrue pour préserver la crédibilité du système d’examen du permis de conduire et la sécurité routière.
