Selon Laurent Nuñez, les services de renseignement avaient signalé plusieurs risques avant le 17 octobre. Ce que les autorités ont mal anticipé, a expliqué le ministre de l’Intérieur aux députés mardi 3 novembre, c’est qu’il faudrait y faire face en même temps.
Devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, Laurent Nuñez a de nouveau qualifié le bilan du 17 octobre d’« un échec », dont il a dit assumer la responsabilité. Selon le compte rendu de LCP-Assemblée nationale, le ministre estime qu’un renfort d’effectifs n’aurait sans doute pas suffi à lui seul.
Parmi les alertes reçues, Laurent Nuñez a cité la mobilisation de l’ultragauche, le risque de pillages et la perspective d’une résurgence, sous une autre forme, du mouvement des gilets jaunes. Les services avaient, selon lui, signalé un « potentiel insurrectionnel ».
Le ministre a décrit comment les forces s’étaient trouvées dispersées le 17 octobre. Alors qu’une partie des effectifs était mobilisée par les affrontements place de la République, d’autres cortèges se formaient en dehors des parcours prévus et des pillages opportunistes avaient lieu ailleurs.
Ce qui a changé le 24 octobre
Pour le samedi suivant, Laurent Nuñez a dit avoir revu le choix des points où les forces étaient postées avant les rassemblements. Il a également cité les contrôles et les fouilles sur réquisitions des procureurs, les mesures préfectorales, la négociation des parcours et des interdictions partielles.
La commission des lois, dotée de prérogatives d’enquête, poursuit ses auditions. Selon le calendrier de l’Assemblée nationale, elle doit entendre des commerçants en table ronde mercredi 4 novembre à 14 h 45.
Sources : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/organes/commissions-permanentes/lois/travaux-d-enquete/evenements-17-18-octobre-2026 | https://lcp.fr/actualites/17-octobre-laurent-nunez-reconnait-un-echec-et-un-defaut-d-anticipation-qui-ne-se-reduit | https://lcp.fr/programmes/la-seance-est-ouverte/violences-du-17-octobre-audition-de-laurent-nunez-03112026-444630
