Le parquet de Versailles a apporté au Pandore de nouvelles précisions sur l’affaire des vols à la fausse qualité élucidée par la Section de recherches de Versailles. Les deux mis en cause, âgés de 38 et 48 ans, sont poursuivis pour les sept faits retenus par les enquêteurs. Leurs victimes sont toutes des personnes âgées, de 80 à 90 ans environ. Une situation de récidive légale est également retenue.
L’enquête avait conduit, le 13 août, à l’interpellation de deux hommes après plusieurs mois d’investigations menées par la Section de recherches de Versailles, avec l’appui de la Brigade de recherche et d’intervention de Versailles.
Le Pandore avait consacré un premier article à cette enquête et au mode opératoire des deux suspects : « Vols à la fausse qualité : la SR de Versailles interpelle deux suspects ».
Deux semaines après les premières informations communiquées sur cette affaire, le parquet de Versailles apporte au Pandore plusieurs précisions sur son volet judiciaire.
Les deux mis en cause sont âgés de 38 et 48 ans. Ils sont poursuivis pour vols aggravés par trois circonstances : la réunion, la vulnérabilité des victimes et la prise indue de la qualité de personne dépositaire de l’autorité publique. À ces poursuites s’ajoute la participation à une association de malfaiteurs.
Le parquet confirme également qu’une situation de récidive légale est retenue dans cette procédure, sans communiquer davantage sur les antécédents judiciaires des deux hommes.
Sept victimes âgées de 80 à 90 ans
L’une des principales précisions apportées par le parquet concerne les victimes.
Les sept faits retenus dans la procédure concernent sept victimes âgées d’environ 80 à 90 ans. Les deux hommes sont poursuivis pour l’ensemble de ces faits, dont ceux signalés dans les secteurs de Soissons, dans l’Aisne, et de Dieppe, en Seine-Maritime.
Le mode opératoire décrit par les enquêteurs reposait précisément sur l’abus de confiance. Les suspects se présentaient au domicile de leurs victimes en se faisant passer pour des membres des forces de l’ordre. Perruques, fausses cartes de police et de gendarmerie, équipement radio ou encore véhicules faussement immatriculés faisaient partie des éléments relevés au cours de l’enquête.
Le montant global du préjudice n’est en revanche pas communiqué à ce stade.
Une audience fixée au 16 octobre
À l’issue de leur garde à vue, les deux mis en cause ont été déférés le 14 août afin de comparaître immédiatement devant le tribunal correctionnel.
Lors de cette audience, ils ont demandé un délai pour préparer leur défense. L’affaire a donc été renvoyée au 16 octobre 2026.
Dans l’attente de cette nouvelle audience, les deux hommes ont été placés en détention provisoire.
