Quatre suspects, dont un adolescent de 16 ans, ont été mis en examen et placés en détention provisoire dans l’enquête sur les tirs ayant blessé deux gendarmes du GIGN, samedi 10 octobre, aux Abymes. Trois jeunes hommes et ce mineur sont concernés par cette procédure, distincte d’une autre affaire de tirs contre les forces de l’ordre en Guadeloupe.
Ces suites judiciaires ont été rapportées le 15 octobre par Mémento, après la conférence de presse organisée la veille au tribunal de Pointe-à-Pitre. Les militaires intervenaient contre un groupe soupçonné de plusieurs braquages.
Seize tirs depuis la voiture, selon le récit présenté à la presse
L’interception a eu lieu dans le secteur de Perrin, aux Abymes. Selon le déroulement présenté lors de la conférence de presse et rapporté par RCI, les occupants du véhicule ont tiré à seize reprises depuis l’habitacle, atteignant les deux premiers gendarmes sortis. L’opération avait été organisée dans un secteur non habité.
Les autres militaires ont alors mené deux actions simultanément : secourir leurs camarades et tenir les suspects en joue. Toujours selon ce récit, les gendarmes n’ont pas riposté. Les occupants se sont rendus et ont été extraits de leur voiture un par un.
La Gendarmerie avait confirmé au Pandore les blessures par balles des deux membres de l’antenne GIGN. Les nouvelles mesures judiciaires concernent les personnes interpellées dans cette même enquête.
Quatre suspects dans cette affaire, et non cinq
Le bilan de cinq personnes écrouées annoncé en Guadeloupe réunit deux procédures. Outre les quatre suspects du dossier des Abymes, un homme de 44 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire dans une autre enquête, concernant des tirs contre des gendarmes à Sainte-Anne puis contre des policiers à Pointe-à-Pitre.
La réponse annoncée comporte aussi un renforcement des effectifs : une dizaine de spécialistes, notamment du GIGN et de la police judiciaire, doivent rejoindre les équipes locales, avec une présence envisagée jusqu’à Noël.
