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Cher : les gendarmes démantèlent un trafic familial de cannabis expédié via des lockers

Saisie de cannabis par les gendarmes de la Section de recherches de Bourges

Les saisies réalisées par les gendarmes lors du démantèlement du trafic de stupéfiants

Une enquête menée par les gendarmes de la Section de recherches de Bourges a permis l’interpellation de quatre membres d’une même famille soupçonnés d’avoir organisé un trafic de cannabis entre l’Indre, le Cher et l’étranger. L’opération judiciaire s’est déroulée le 16 mars 2026 sous l’autorité du parquet de Châteauroux.

Une enquête judiciaire partie d’un renseignement sur un trafic structuré

L’affaire débute en juin 2025 lorsqu’un renseignement parvient aux gendarmes de la Section de recherches de Bourges signalant un trafic de stupéfiants actif en région Centre-Val de Loire. Rapidement, une enquête préliminaire est ouverte par le procureur de la République de Châteauroux.

Les investigations permettent d’identifier une organisation structurée autour d’une femme soupçonnée de piloter l’approvisionnement en résine de cannabis. Les gendarmes établissent que les produits stupéfiants étaient achetés en Espagne, notamment à Barcelone, avant d’être acheminés vers la France par fret postal.

Une fois réceptionnée, la marchandise était reconditionnée puis commercialisée via des comptes sur les réseaux sociaux, notamment sous l’appellation « Family Farmz Paris ». Les commandes étaient ensuite expédiées vers différents pays, dont la Norvège et l’Italie, avant d’être récupérées dans des consignes automatiques de type lockers.

Près de 150 kilos de cannabis importés et un train de vie suspect

Au fil des investigations, les gendarmes parviennent à établir l’importation d’au moins 149 kilogrammes de résine de cannabis.

L’enquête financière met également en évidence un train de vie incompatible avec les revenus déclarés de la principale suspecte, avec notamment des voyages, des achats de vêtements de marque et des bijoux.

Les investigations permettent aussi de démontrer l’implication d’autres membres de la famille. Le frère ainsi que les parents auraient participé au transport et au stockage des stupéfiants, renforçant la qualification judiciaire d’organisation structurée.

Interpellations, gardes à vue et saisies lors de l’opération des gendarmes

Le 16 mars 2026, les gendarmes procèdent à l’interpellation des quatre suspects. Placés en garde à vue, ils font l’objet de perquisitions qui permettent la saisie d’environ 10 kilogrammes de cannabis (résine et fleurs), de numéraire ainsi que de matériel servant à la production et au conditionnement des stupéfiants.

À l’issue de sa garde à vue, la principale mise en cause a été déférée devant le tribunal correctionnel de Châteauroux dans le cadre d’une comparution immédiate le 19 mars 2026.

L’enquête judiciaire se poursuit afin de déterminer l’ensemble des ramifications de ce trafic et les éventuelles complicités.

Image : visuel créé et retravaillé par procédé numérique assisté par IA – Le Pandore et la Gendarmerie – Jérémy ARMANTE

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