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EXCLUSIF LE PANDORE — Tirs à Sainte-Marie : la réponse du parquet

Véhicule de la Gendarmerie nationale, photographie d’illustration issue des archives du Pandore, sans lien avec le lieu de l’intervention.

Véhicule de la Gendarmerie nationale. Photographie d’illustration issue des archives visuelles du Pandore ; elle ne représente pas l’intervention de Sainte-Marie.

EXCLUSIF LE PANDORE — Dans une réponse écrite adressée à notre rédaction le 1er octobre 2026, la procureure de la République de Saint-Denis précise le cadre de l’enquête sur le tir d’un gendarme à Sainte-Marie. La garde à vue du militaire a été levée sans décision définitive sur les suites du dossier. L’homme blessé est hospitalisé sous contrainte et son état est incompatible avec une garde à vue.

La réponse écrite de Véronique Denizot apporte de nouveaux éléments après l’intervention du 28 septembre, dans le secteur de la Rivière-des-Pluies, à La Réunion. Elle porte à la fois sur la procédure concernant l’usage de l’arme par le militaire et sur la situation de l’homme blessé, lui-même mis en cause dans un second dossier.

Une qualification précisée pour l’usage de l’arme

Dans notre premier article, publié le 30 septembre, nous rappelions que la garde à vue du gendarme avait été levée le 29 septembre, sans que les investigations soient terminées. Interrogée directement par le journal, la procureure confirme que cette levée est intervenue sans décision d’orientation définitive à ce stade.

La magistrate précise la qualification de l’enquête concernant l’usage de l’arme : des violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, avec arme, par une personne dépositaire de l’autorité publique.

L’homme blessé hospitalisé sous contrainte

Le journal demandait également si l’homme blessé avait pu être entendu depuis la communication du 29 septembre et quelle suite procédurale lui avait été donnée. La procureure répond : « GAV incompatible et hospitalisé sous contrainte ».

Son état est donc incompatible avec une garde à vue et il fait l’objet d’une hospitalisation sous contrainte. Le courrier ne détaille pas les motifs médicaux de cette hospitalisation et ne précise pas si une audition a pu avoir lieu dans un autre cadre.

Le 29 septembre, le parquet avait annoncé que l’intéressé serait entendu dès que son état le permettrait. La précision transmise au Pandore le 1er octobre actualise sa situation, sans annoncer de date pour cette audition.

Rue Moka, un homme armé d’un sabre dans un restaurant

Les faits remontent au lundi 28 septembre, en soirée, rue Moka, à la Rivière-des-Pluies. Selon les premiers éléments rapportés par Imaz Press et rappelés dans notre précédent article, un homme de 20 ans aurait menacé, avec un sabre, les clients et le personnel d’un restaurant. Des personnes présentes l’auraient fait sortir, avant d’alerter la gendarmerie.

L’homme serait ensuite revenu sur place et aurait menacé les militaires avec son arme blanche. Un gendarme a alors fait usage de son arme de service. Blessé aux jambes, le jeune homme a été pris en charge par les secours. Son pronostic vital était annoncé comme non engagé dans les informations rendues publiques au lendemain des faits.

Deux procédures distinctes, aucune prochaine échéance annoncée

L’enquête sur le tir doit être distinguée de celle concernant le comportement de l’homme armé. Dans sa communication du 29 septembre, également rapportée par Antenne Réunion, le parquet le mettait en cause pour des violences avec arme dans le snack et pour une tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique. Cette dernière qualification concerne donc les faits reprochés à l’homme blessé, et non l’usage de l’arme par le gendarme.

Sur le plan général, l’article L. 435-1 du Code de la sécurité intérieure encadre notamment l’usage des armes par les gendarmes en fonction, en uniforme ou porteurs d’insignes apparents. Il exige une absolue nécessité et une réponse strictement proportionnée. L’application de ce cadre à l’intervention de Sainte-Marie dépend des circonstances établies par l’enquête ; la réponse du parquet ne tranche pas cette question.

Enfin, à la question de savoir si une prochaine étape procédurale était déjà fixée ou annoncée dans l’un ou l’autre des deux volets, Véronique Denizot répond « non ». Au 1er octobre, aucune nouvelle échéance n’est donc communiquée au journal.

Source principale : réponse écrite de Véronique Denizot, procureure de la République de Saint-Denis, adressée au Pandore et à la Gendarmerie le 1er octobre 2026. Rappel des faits : notre article du 30 septembre et les comptes rendus locaux cités ci-dessus.

Photographie d’illustration issue des archives visuelles du Pandore.

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