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Trafic Espagne–Corse : les gendarmes saisissent 34 kilos de drogue, sept suspects écroués

Illustration symbolique : un gendarme, des colis et un avion devant le littoral corse.

Illustration éditoriale créée avec l’IA — Le Pandore.

Des colis venus d’Espagne, un passage par la région parisienne, puis des acheminements par avion vers la Corse. Les gendarmes ont mené une nouvelle opération contre cette filière présumée le 29 septembre 2026. L’opération a permis la saisie de 34 kilos de drogue. Sept personnes ont été mises en examen et placées en détention provisoire, annonce le parquet de Marseille.

Dans un communiqué daté du 7 octobre et transmis au Pandore par le SIRPA Gendarmerie, le procureur Nicolas Bessone détaille cette nouvelle étape d’une enquête engagée depuis plus d’un an. Selon le parquet, malgré plusieurs arrestations au printemps et en septembre, le réseau d’approvisionnement continuait d’expédier des stupéfiants vers la Corse et plusieurs régions du continent.

Des colis d’Espagne jusqu’aux livraisons en Corse

Au départ, début mars 2025, un renseignement confidentiel conduit le parquet d’Ajaccio à ouvrir une information judiciaire. Les investigations font apparaître une organisation structurée et hiérarchisée, reliant l’Espagne, la région parisienne et la Corse. Selon le parquet, les produits circulent d’abord par voie postale entre l’Espagne et la région parisienne, avant de rejoindre l’île par les airs.

La juridiction interrégionale spécialisée de Marseille reprend le dossier en avril 2026. Une première phase d’interpellations, en mai, débouche sur sept mises en examen, dont celle d’une femme. Quatre personnes sont placées en détention provisoire et trois sous contrôle judiciaire. Les enquêteurs saisissent alors 2,3 kilos d’héroïne, 2,2 kilos de cocaïne et 2,2 kilos de résine de cannabis.

Les enquêteurs interviennent dans cinq départements

En septembre, un homme de 21 ans présenté par le parquet comme un membre du réseau corse, déjà connu pour trafic de stupéfiants, est à son tour interpellé, mis en examen et incarcéré. Mais les investigations montrent que l’approvisionnement se poursuit. Une nouvelle opération est donc déclenchée le 29 septembre, sur commission rogatoire du magistrat instructeur de la JIRS.

Les gendarmes de la Section de recherches de Corse et de l’Unité nationale d’investigation (UNI) interviennent en Eure-et-Loir, dans le Val-d’Oise, les Hauts-de-Seine, le Cher et le Rhône. Ils sont appuyés par le GIR d’Ajaccio et la Section de recherches d’Orléans. Six personnes sont interpellées. Deux autres, déjà détenues, sont extraites de maisons d’arrêt du sud de la France.

34 kilos de stupéfiants et du matériel de livraison saisis

Les nouvelles perquisitions livrent un bilan précis : 28,2 kilos de résine de cannabis, 4,6 kilos d’herbe et 1,2 kilo de cocaïne. Ces trois saisies représentent 34 kilos de stupéfiants, auxquels s’ajoutent près de 15 000 euros en espèces.

Les gendarmes récupèrent également des produits de luxe, des munitions et quinze téléphones. Un scooter T-Max, qui servait aux livraisons selon le communiqué du parquet, est lui aussi saisi. Ce bilan concerne la nouvelle phase de l’enquête ; il s’ajoute aux produits découverts lors de l’opération de mai.

Sept suspects écroués, un huitième convoqué

Les huit personnes mises en cause lors de l’opération du 29 septembre ont entre 26 et 47 ans. Au moment du communiqué, sept ont déjà été mises en examen et placées en détention provisoire. La huitième a reçu une convocation devant le juge d’instruction. Les personnes mises en cause restent présumées innocentes.

Dans ce dossier suivi par la JIRS de Marseille, les interventions du 29 septembre se concentrent sur le continent. Elles mobilisent les unités de recherches territoriales et l’UNI, dont la mission comprend l’appui aux enquêteurs locaux dans les affaires d’envergure nationale.

À lire également : à La Réunion, l’UNI engagée avec les gendarmes contre une autre filière de stupéfiants.

Source : communiqué du parquet de Marseille du 7 octobre 2026, signé Nicolas Bessone, transmis par le SIRPA Gendarmerie.

Illustration éditoriale créée avec l’IA — Le Pandore.

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