Dans l’Atlantique Nord, au large de Terre-Neuve, la gendarmerie de Saint-Pierre-et-Miquelon fonctionne avec un format très resserré : 30 militaires pour couvrir l’ensemble de l’archipel. Les photographies transmises au Pandore par le SIRPA Gendarmerie illustrent cette présence quotidienne sur ce territoire français voisin du Canada.
Le commandement de la gendarmerie pour Saint-Pierre-et-Miquelon, le COMGENDPM, est placé sous l’autorité de la colonelle Sophie Périgord. Selon la présentation officielle des services de l’État dans l’archipel, ses 30 militaires assurent la protection des personnes et des biens, la lutte contre la délinquance ainsi que le maintien de la paix et de l’ordre public.
Trois unités opérationnelles pour tout le territoire
Le COMGENDPM s’appuie sur un état-major et trois unités opérationnelles : la brigade de gendarmerie de Saint-Pierre, la brigade de Miquelon-Langlade et la brigade des recherches de Saint-Pierre. Deux de ces unités sont implantées sur la commune de Saint-Pierre et une sur la commune de Miquelon-Langlade.

La brigade de Saint-Pierre est installée boulevard Constant-Colmay. Celle de Miquelon-Langlade se trouve au 5, rue Marcel-Hélène. Les deux apparaissent dans l’annuaire officiel de la Gendarmerie nationale comme unités accueillant du public. La brigade des recherches de Saint-Pierre complète ce dispositif sur le volet judiciaire.
Un archipel de 5 790 habitants
Cette organisation doit être replacée dans la réalité démographique du territoire. La population municipale de Saint-Pierre-et-Miquelon s’établit à 5 790 habitants selon les populations de référence 2023 de l’Insee, entrées en vigueur au 1er janvier 2026.

Malgré ce format resserré, les missions confiées au COMGENDPM couvrent la protection des personnes et des biens, la lutte contre la délinquance ainsi que le maintien de la paix et de l’ordre public. Les exemples documentés par la Gendarmerie nationale montrent également des activités de police judiciaire, de coopération transfrontalière et de secours.
Un commandement ultramarin au format particulier
Saint-Pierre-et-Miquelon occupe une place singulière dans l’organisation ultramarine de la Gendarmerie nationale. Dans un dossier consacré aux forces mobiles outre-mer, Gendinfo indiquait en 2021 que le territoire constituait l’exception parmi les commandements ultramarins : il ne bénéficiait pas d’un renfort permanent d’escadron de gendarmerie mobile, le dispositif territorial étant alors considéré comme suffisant. Des renforts peuvent néanmoins être projetés ponctuellement lors d’événements particuliers.
Le site officiel des services de l’État rappelle que les militaires du COMGENDPM assurent la protection des personnes et des biens, luttent contre la délinquance et veillent au maintien de la paix et de l’ordre public au profit de la population de l’archipel.

Une coopération concrète avec les forces canadiennes
La géographie de l’archipel crée aussi une relation opérationnelle particulière avec le Canada voisin. En 2023, l’équipe cynophile du COMGEND de Saint-Pierre-et-Miquelon avait ainsi participé à une semaine d’entraînement avec les maîtres de chiens de la Gendarmerie royale du Canada et de la Royal Newfoundland Constabulary, à Terre-Neuve-et-Labrador.
Cette coopération existe également dans le domaine du secours. En janvier 2019, la vedette Sao de la gendarmerie avait pris part, au large de Langlade, à un exercice coordonné de sauvetage en mer avec un patrouilleur de la Marine nationale et un hélicoptère des forces armées canadiennes. Gendinfo précisait alors qu’un tel moyen pouvait être engagé pour un secours aux personnes de grande ampleur dans les eaux françaises ou canadiennes.

Des menaces qui évoluent aussi à Saint-Pierre-et-Miquelon
Les problématiques suivies par les enquêteurs évoluent également. Dans un article publié en 2026 sur la criminalité organisée outre-mer, Gendinfo signalait l’apparition à Saint-Pierre-et-Miquelon de dossiers liés aux stupéfiants, concernant notamment le cannabis mais aussi la cocaïne.
Cette information ne permet pas, à elle seule, de tirer une conclusion sur l’évolution générale de la délinquance dans l’archipel. Elle documente en revanche l’existence de dossiers de stupéfiants suivis sur le territoire, dans un environnement où les missions de police judiciaire font partie des attributions du COMGENDPM.
Une présence de proximité, mais une mission complète
À Saint-Pierre-et-Miquelon, l’échelle est réduite mais la mission reste celle de la Gendarmerie nationale dans toute sa largeur : protéger, enquêter, prévenir, intervenir et maintenir le lien avec la population. La brigade de Saint-Pierre, celle de Miquelon-Langlade et la brigade de recherches constituent ainsi le cœur d’un dispositif de seulement 30 militaires, dimensionné pour les réalités très particulières de l’archipel.
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Sources : Services de l’État à Saint-Pierre-et-Miquelon – Gendarmerie nationale ; Gendarmerie nationale – brigade de Saint-Pierre ; Gendarmerie nationale – brigade de Miquelon-Langlade ; Insee – populations de référence 2023 ; Gendinfo – gendarmerie mobile outre-mer ; Gendinfo – coopération cynophile avec le Canada ; Gendinfo – exercice de sauvetage franco-canadien ; Gendinfo – criminalité organisée outre-mer.
Photos : éléments transmis via le SIRPA Gendarmerie.
Article Jérémy ARMANTE-Sourcées par le SIRPA Gendarmerie, et recherches internet.

