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Les quatre jeunes disparus dans l’Aisne retrouvés sains et saufs 

Une heureuse nouvelle qui met fin à six jours d’angoisse pour leurs familles et les habitants de leur village. Cette issue rassurante n’efface toutefois ni l’incompréhension ni les nombreuses questions qui entourent leur disparition, désormais analysée par les autorités comme une fugue collective.

Le groupe est composé de deux cousins originaires de Cuissy-et-Gény, un petit village de 70 habitants : Thomas Allart, 20 ans, et Clément Dumont, 16 ans. Ils étaient accompagnés de leurs petites amies respectives, Margot Nizan et Léa Duguet Vermandel, toutes deux âgées de 16 ans. Le quatuor n’avait plus donné signe de vie depuis le jeudi 15 janvier 2026, ce qui avait conduit le parquet de Laon à ouvrir une enquête pour « disparition inquiétante ».

Très rapidement, les investigations ont évolué. Selon le procureur de la République, Jean-Baptiste Miot, plusieurs signalements jugés crédibles ont permis de localiser les jeunes à différents endroits, notamment à Reims, Charleville-Mézières, mais aussi à proximité du Luxembourg et de la Belgique. Ces éléments ont rassuré les autorités sur leur état de santé et ont renforcé l’hypothèse d’un départ volontaire. Les adolescents semblaient, selon le parquet, « peu désireux d’être retrouvés ».

Pour les familles, cette période a été vécue comme une véritable épreuve. Les téléphones portables des jeunes étaient éteints depuis près d’une semaine, un comportement jugé très inhabituel. Dans la presse, la mère de Clément confiait son désarroi face à l’absence d’explication : « on est démunis, personne ne comprend pourquoi ils ont fait ça », lançant un appel émouvant à son fils pour qu’il revienne.

À Cuissy-et-Gény, l’incompréhension était d’autant plus grande que les cousins étaient décrits comme des jeunes « sans histoires », bien intégrés et proches de leur famille. Leur possible passage à l’étranger a surpris tout l’entourage, aucune attache n’existant hors de France.

Sur le plan juridique, la fugue n’est pas une infraction en France pour les mineurs, mais la situation de Thomas Allart, majeur, a retenu l’attention des enquêteurs. S’il avait été avéré qu’il avait organisé le départ des trois mineurs, il aurait pu être poursuivi pour détournement de mineurs, un délit sévèrement puni. La fin heureuse de cette affaire laisse néanmoins place à un profond questionnement sur les raisons de ce départ soudain et silencieux.

Rédigé par pandore

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