Convoqué pour présenter un justificatif d’assurance, un automobiliste de 69 ans s’était rendu à la brigade au volant de sa voiture immobilisée. Il a été condamné après avoir renversé un gendarme sur le parking, le 2 avril dernier.
Le rendez-vous à la gendarmerie devait permettre de vérifier l’assurance du véhicule. Il s’est terminé par la blessure d’un militaire, atteint à la main, et par des poursuites devant le tribunal de Digne-les-Bains. L’automobiliste qui l’avait renversé à Château-Arnoux-Saint-Auban, dans les Alpes-de-Haute-Provence, a été condamné à neuf mois d’emprisonnement, rapporte Alpes 1 le 26 octobre, dans un récit repris par L’Essor le 28 octobre.
Le 2 avril 2026, les gendarmes avaient immobilisé la voiture dans la matinée. Selon le récit d’Alpes 1, le conducteur, mécontent de cette mesure, leur avait adressé un doigt d’honneur. Convoqué vers midi avec un justificatif d’assurance, il était néanmoins venu à la brigade avec ce même véhicule.
Sur le parking, alors que les militaires s’apprêtaient à relever de nouvelles infractions, l’homme a démarré brusquement. Un gendarme qui tentait de l’interpeller a été renversé. La fracture de sa main a nécessité plusieurs semaines de soins et de convalescence.
La décision du tribunal
À l’audience, le ministère public a insisté sur les antécédents du conducteur, dont le casier judiciaire comportait 21 mentions. Le tribunal a prononcé neuf mois d’emprisonnement. Alpes 1 mentionne également trois mois pour refus d’obtempérer. Les comptes rendus disponibles ne permettent pas de préciser l’articulation de ces peines ni leurs modalités d’exécution. Le média fait aussi état d’une amende de 150 euros, d’une privation du droit d’éligibilité pendant deux ans et de la confiscation de la voiture.
Photographie d’illustration : véhicule de la Gendarmerie nationale photographié près de Metz le 8 janvier 2016. Photo : Kevin.B / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Image recadrée et redimensionnée.

