Vingt enquêtes concernent des blessures susceptibles de laisser des séquelles définitives, selon RTL. À Paris, le parquet a confirmé à l’AFP des investigations sur les coups portés à un adolescent lors de la manifestation du 17 octobre.
À Paris, le parquet a confié à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) une enquête sur les coups portés à Rafael, un lycéen de 17 ans, place de la République, le 17 octobre. Cette information, confirmée à l’AFP, a été rapportée le 30 octobre par Le Parisien.
La vidéo décrite par l’agence montre l’adolescent pris dans une charge, puis frappé alors qu’il est à terre. Des manifestants viennent le secourir. Le parquet s’est saisi de l’affaire avant sa plainte, déposée le 28 octobre. Les investigations portent sur des violences avec arme commises en réunion, ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours.
Pour les seules journées des 17 et 18 octobre, 48 enquêtes étaient confiées à l’IGPN, dont 32 à Paris, selon un décompte du 29 octobre communiqué à l’AFP et présenté comme évolutif.
Des enquêtes sur les blessures les plus graves
Ce dossier s’inscrit dans une série d’investigations ouvertes depuis le début de la mobilisation lycéenne. Le 30 octobre, RTL recensait vingt enquêtes de l’IGPN portant sur des blessures potentiellement mutilantes, selon une source proche du dossier. L’enjeu est celui de séquelles qui pourraient être définitives, notamment après des atteintes aux mains ou aux yeux.
À Tours, un lycéen a perdu l’usage d’un œil après un tir de lanceur de balles de défense, le 30 septembre. Un policier a été mis en examen pour violences aggravées, rapporte RTL. Dans la plupart des dossiers, les investigations doivent encore préciser l’origine des blessures et les circonstances des interventions. La radio souligne qu’au moins une blessure pourrait avoir été provoquée par un projectile lancé par un manifestant.
L’usage des armes en question
Au Sénat, le 13 octobre, Laurent Nuñez avait défendu l’emploi des armes intermédiaires face aux violences, tout en rappelant les règles de proportionnalité. Le ministre de l’Intérieur avait aussi expliqué avoir suspendu l’usage d’un type de grenade assourdissante après les blessures subies par un lycéen à Lens. Il disait attendre les actes d’enquête pour comprendre ce qui s’était passé. Les investigations des inspections, avait-il souligné, sont conduites sous l’autorité de magistrats.
Photographie d’illustration : des CRS face au cortège lycéen, boulevard Voltaire à Paris, le 6 octobre 2026. Photo : Jules* / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Image redimensionnée et recompressée.

