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15 mois de prison ferme pour avoir frappé et mordu des gendarmes 

Orne. Il percute un gendarme : écroué dans l’attente de son procès

Un habitant de la région de Tôtes a été condamné à de la prison ferme par le tribunal de Dieppe (Seine-Maritime) pour avoir commis des violences sur deux gendarmes, à Val-de-Scie.

SuivreMardi 10 mai 2022, les gendarmes de la brigade de Tôtes (Seine-Maritime) sont appelés pour un vol d’une Citroën Xantia.

Deux militaires se rendent à Auffay, place du Général-de-Gaulle où ils croisent le véhicule avec, au volant, un homme de 27 ans originaire d’une commune voisine et une femme à ses côtés.

À leur vue, le conducteur accélère, allant jusqu’à 140 km/h dans les rues de la commune déléguée de Val-de-Scie.

Des risques inconsidérés pour échapper aux gendarmes

Il prend alors des risques inconsidérés pour échapper aux gendarmes : il manque de renverser une cycliste qui rentre tranquillement chez elle, franchit la voie ferrée alors que les barrières du passage à niveau sont fermées, un train approchant…

Face à ce comportement inconscient, les deux gendarmes stoppent la course-poursuite, mais ils ont reconnu le conducteur qu’ils ont déjà eu l’occasion de contrôler.

Une dizaine de minutes plus tard, ils le recroisent dans Auffay et décident de l’interpeller.

En état d’ivresse

Mais le prévenu n’est pas décidé à se laisser faire, visiblement ivre. Il les outrage, les insultes copieusement, leur crache dessus…

Dans la voiture de la gendarmerie, il parvient à mettre un coup de pied à l’arrière de la tête du conducteur et mord l’autre gendarme à l’épaule.

À la brigade de gendarmerie de Tôtes, il refuse de se soumettre aux dépistages à l’alcool et aux stupéfiants.

Dix-huit jours plus tard, ce mercredi 18 mai 2022, c’est au tribunal de Dieppe que les gendarmes le retrouvent. Lui à la barre, eux sur le banc des parties civiles.

Le prévenu, qui reconnaît les faits, est jugé dans le cadre d’une procédure de CRPC, une comparution par reconnaissance préalable de culpabilité.

Peine ferme

Les gendarmes expliquent de leur côté les difficultés rencontrées pour le maîtriser, et disent qu’ils le connaissaient pour déjà avoir eu des soucis avec lui lors d’autres interpellations. Chacun demande 1 000 € de dommages et intérêts.

Le juge décide d’homologuer la peine proposée par le procureur, soit 15 mois de prison ferme, l’annulation de son permis de conduire et l’interdiction de conduire un véhicule sans dispositif antidémarrage durant six mois.

Il devra régler également une contravention de 50 € et 350 € à chacun des gendarmes.

L’homme est reparti directement à la maison d’arrêt de Rouen où il était incarcéré depuis cinq jours pour purger une autre peine.

SOURCE : LES INFORMATIONS DIEPPOISES

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Écrit par pandore

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