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La députée de l’Yonne Michèle Crouzet porte plainte, pour menaces et dégradations sur son domicile

03/07/2012 : Photographie panoramique de la 14ème legislature - Format 21 cm

La députée de l’Yonne Michèle Crouzet (MoDem) se dit encore un peu sonnée par les délits commis à son domicile dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 janvier 2022. Une plainte a été déposée en gendarmerie de Pont-sur-Yonne, notamment pour menaces et dégradations.

« Je ne pensais pas que ça allait aller aussi vite. On a voté la loi pour le pass vaccinal samedi 15 janvier à 4 h 30 et dans la nuit de samedi à dimanche, ces dégradations ont été commises », confie Michèle Crouzet, députée MoDem de la 3e circonscription de l’Yonne.

Elle en est certaine, ces délits sont liés au vote de l’Assemblée nationale concernant l’instauration du pass vaccinal, pour lequel elle a voté en faveur. 

Une inquiétude pour les proches

« J’ai porté plainte car là, on a atteint ma famille. Il y avait deux de mes enfants, mon mari. Ce n’est pas anodin de venir à mon domicile », explique l’élue, contactée lundi 17 janvier. Si Michèle Crouzet « assume ses choix », elle ne souhaite pas y impliquer ses proches. 

Une enquête pour « menace de mort sur un élu et dégradation a été ouverte et confiée à la brigade de recherches », a  confirmé le parquet de Sens.

Dimanche matin, la politique a retrouvé une canette de bière dans son jardin où un message évocateur était inscrit : « Sic semper tyrannis », souvent traduit par « Mort aux tyrans ». Des dégradations ont aussi été constatées par les gendarmes, notamment au niveau du portail de la propriété familiale. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie de Pont-sur-Yonne, afin de faire lumière sur cette intrusion.

Une cellule ouverte à l’Assemblée nationale

Des courriels menaçants avaient déjà été envoyés à Michèle Crouzet il y a quelques semaines. Elle avait alors déposé plainte à la gendarmerie de Sens. C’est la procédure à suivre en cas de menaces ou d’agression.

« Il y a une cellule qui a été mise en place, et toutes les plaintes d’élus arrivent à Évry (Essonne) pour recouper les différents faits de violence. Car ce ne sont pas des amateurs qui agissent, il y a une vraie volonté de nuire. »

La gendarmerie est chargée de surveiller le domicile de la députée qui a entendu du bruit vers 23 heures ce soir-là, mais n’avance aucune hypothèse. Laissant les militaires travailler sur l’enquête.

SOURCE : L’YONNE REPUBLICAINE

Écrit par pandore

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