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LÉGER RÉPIT AUX ANTILLES

La situation aux Antilles, Guadeloupe et Martinique réunies, semble s’apaiser. L’action permanente de la gendarmerie nationale sur le terrain y est pour beaucoup.

L’occasion pour le Pandore de faire un point de situation avec le Général William Vaquette  commandant de la gendarmerie de Martinique

Le Pandore : Mon général pouvez-vous nous faire un point complet de la situation sur le terrain, de son déclenchement à aujourd’hui

Général Vaquette : Le 22 novembre, un appel à une grève générale illimitée est lancé par des centrales syndicales ainsi que plusieurs organisations syndicales de Martinique.

Durant la nuit, des incendies de véhicules, de mobilier urbain, sont commis, ainsi que cambriolages.

Incendie lors des premiers affrontements / crédit photo Infoseconde

23 novembre, le mouvement de grève se renforce. Des blocages routiers sont mis en place sur tous les axes de l’île, la paralysant.

Durant la nuit du 23 au 24 novembre, des événements d’une extrême gravité sont commis, notamment contre les forces de l’ordre, en ZPN comme en ZGN. Les « casseurs » tirent à balles réelles sur les policiers et les gendarmes, ils lancent des projectiles en direction des véhicules de service. 12 blessés légers sont recensés parmi les forces de l’ordre, 7 de leurs véhicules sont dégradés.

La nuit du 24 novembre, les mêmes violences se reproduisent. Plusieurs impacts de balles sont relevés sur la carrosserie des véhicules des gendarmes, dont 2 par balles perforantes, ainsi que sur une visière de casque de protection.

Barricades et incendies/ crédit photo chrétiens infos

Les scènes de violences contre les gendarmes et les policiers étaient désormais quotidiennes jusqu’au 30 novembre. Dans la nuit du 25 au 26 novembre, un gradé de gendarmerie (Adjudant D. de la BR du Marin) est victime d’une « tentative de meurtre avec arme ». Il intervenait dans le cadre d’une « tentative de cambriolage » au sein d’une société.

A compter du 30 novembre, la situation s’apaise, les blocages routiers persistent durant la journée. Le 1er décembre, une phase offensive est lancée par le Comgend. Elle se traduit par l’évacuation systématique des points de blocages, l’interpellation des auteurs du délit “d’entrave à la circulation”.

Dès le 2 décembre, la gendarmerie les axes routiers sont libérés. Les contrôles, de jour comme de nuit, des forces de l’ordre concourt à une stabilité de la tension sociale, notamment au niveau des blocages d’axes routiers qui paralysaient l’activité économique, touristique et scolaire de l’Île.

Patrouille de gendarmes de nuit pour sécuriser les lieux et personnes/ crédit photo Le Parisien

Jusqu’à cette date, chaque nuit, un dispositif de gendarmerie, impliquant près de 300 gendarmes, était mis en œuvre. Le Comgend s’appuyait sur ses moyens traditionnels, il bénéficiait du renfort d’EGM projetés depuis l’hexagone.

C’est ce que l’on nomme le “dispositif d’intervention augmentée de la Gendarmerie”, c’est à la dire la capacité à montée en puissance de la gendarmerie en temps de crise (depuis la Martinique mais avec l’appui de la DGGN et du CGOM).

Dès le début de la crise, une manœuvre judiciaire offensive a été menée par le Comgend afin de traquer les auteurs d’infractions, sous la direction de madame la Procureure de la République de Fort-de-France. Cette phase se poursuit actuellement afin d’identifier les auteurs d’infractions, de violences, de rackets sur les barrages, des pillages.

Pour rappel, 18 gendarmes ont été blessés durant cette crise, avec une pensée pour l’adjudant Anthony D. de la BR du Marin. Il a été évacué à l’hôpital militaire de Percy à Paris.

– Le Pandore : Dans quel état d’esprit êtes-vous en cette période de fêtes de fin d’année?

– Général Vaquette : L’état d’esprit des militaires a été remarquable dans la gestion de cette crise de haute intensité. Les gendarmes de Martinique restent totalement mobilisés en cette fin d’année, toujours présents au service de la population de Martinique, population  qui a régulièrement apporté son soutien aux gendarmes durant cette crise.

Source et Interview : Le Pandore et la Gendarmerie
Crédit Photo

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Écrit par pandore

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