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L’expert-automobile roule à 250 km/h et sème les gendarmes

L’expert-automobile n’avait pas de permis : pas un souci pour celui qui avait décidé ce jour-là d’essayer un puissant bolide à plus de 250 km/h.

«Avec ma voiture, d’habitude, je roule hyper doucement ; mais là j’étais dans un gros véhicule, je n’ai même pas senti la vitesse.» C’est ainsi que Zacchary, jeune auto-entrepreneur âgé de 21 ans — célibataire, sans enfant, déjà condamné pour trafic de stupéfiants et à trois reprises pour des délits routiers —, tente d’expliquer sa conduite qui lui vaut de comparaitre.

Il double la voiture banalisée des gendarmes

Mécanicien de formation, originaire de Roubaix et venu spécialement dans la cité impériale pour l’occasion, Zacchary se souviendra longtemps de sa première expertise automobile. Le 30 avril dernier, le jeune homme a rendez-vous dans un garage pour expertiser l’Audi RS5 d’un client contacté via LinkedIn. Et Zacchary de se mettre bientôt au volant de la grosse cylindrée pour quelques essais. Mais la cour du concessionnaire n’étant pas la plus adaptée à ce genre de tests, Zacchary — dont le permis de conduire est pourtant suspendu — se décide alors à sortir du garage. Pied au plancher, le moteur rugissant, il roule à vive allure au milieu des autres véhicules circulant en cette fin de matinée, n’hésitant pas à doubler ceux qui le ralentissent. Manque de chance pour lui, l’une des voitures qui «traînent» n’est autre que celle — banalisée — d’une patrouille du PSIG (le Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie). Une course-poursuite s’engage aussitôt. Et la RS5 d’accélérer de plus belle, son conducteur ayant bien l’intention de semer ses poursuivants. Ce qu’il parvient à réaliser après avoir emprunté un rond-point à contre-sens, doublé par la gauche et par la droite plusieurs véhicules — avant d’appuyer encore sur la pédale d’accélérateur et d’atteindre les 250 km/h.

Pour une expertise à 50 euros

Les gendarmes ne peuvent suivre le bolide, mais ne renoncent pas pour autant : ils sont parvenus à relever la plaque d’immatriculation de l’Audi et consultent leur fichier. Le véhicule est celui d’un concessionnaire du coin — celui dans lequel Zacchary avait rendez-vous le matin-même pour son expertise, qui devait lui rapporter 50 euros. Quand les militaires débarquent dans le garage en question quelques instants plus tard, ils retrouvent l’Audi RS5, le capot encore chaud — et Zacchary à proximité du véhicule. Les gendarmes reconnaissent aussitôt le conducteur qui est parvenu à les semer ; son interpellation a lieu sans résistance. 

Après avoir passé deux nuits en détention —, il finit par reconnaître son implication, évoquant «la panique» qu’il avait ressentie lorsqu’il s’était vu poursuivi par les gendarmes. Reconnu coupable de «refus d’obtempérer» et de «conduite d’un véhicule malgré une suspension du permis de conduire en récidive», Zacchary est condamné à 6 mois de prison, qui seront aménageables sous la forme d’un DDSE (Détention à Domicile sous Surveillance Electronique). 

SOURCE : OISE HEBDO

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Écrit par pandore

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