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Traite d’êtres humains : trois hommes arrêtés

C'est dans une casse automobile, située à Mer (Loir-et-Cher) que les migrants étaient employés illégalement - Gendarmerie du Loir-et-Cher.

La gendarmerie vient de démanteler une filière de traite d’êtres humains, près de Blois. Trois hommes, accusés d’avoir fait travailler des migrants, sans les payer, ont été interpellés. Ces migrants égyptiens, “recrutés” dans un campement sauvage à Paris, étaient logés dans des conditions indignes.

La gendarmerie de Loir-et-Cher a démantelé la semaine dernière une filière de traite d’êtres humains. Trois hommes ont été interpellés. Ils sont soupçonnés d’avoir fait travailler illégalement des migrants dans une casse automobile (voir photo) située dans le secteur de Mer, près de Blois.

Deux migrants logés pendant 18 mois dans des conditions jugées indignes

Au moins deux migrants égyptiens, d’une vingtaine d’années, étaient logés dans un appartement, dans “des conditions indignes, proches de l’insalubrité”, indique le capitaine Clément Hamoir. Ils avaient été “recrutés” dans le campement sauvage qui était installé au nord de Paris, porte de la Chapelle. Ces hommes n’étaient ni déclarés ni rémunérés. La situation durait depuis dix-huit mois.

Ils travaillaient dans une casse automobile

Selon la gendarmerie de Loir-et-Cher, “ces migrants étaient employés localement dans une casse automobile non déclarée. Ces étrangers devaient réceptionner et démonter des véhicules, avant de les charger dans des containers à destination de l’Afrique”.

Un procès en janvier 2020

Les trois hommes arrêtés seront jugés devant le tribunal correctionnel de Blois en janvier 2020. Il y a le gérant de cette casse automobile et deux hommes venant de la région parisienne. L’enquête a débuté en mars 2019, à la suite d’un contrôle routier effectué par la brigade de gendarmerie de Mer : les deux migrants n’avaient pas de papiers, les gendarmes les ont interrogés et ont découvert cette histoire.

Les gendarmes indiquent que le chiffre d’affaires réalisé grâce au travail non rémunéré des migrants s’élève à 160.000 euros, auxquels il faut ajouter 60.000 euros de cotisations Ursaff non déclarés. 

Source : France bleu.
Photo : gendarmerie de Loir-et-Cher.

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Écrit par pandore

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