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Tuerie de Chevaline : Le motard placé en garde à vue relâché sans aucune charge retenue contre lui

Son portrait-robot avait été diffusé le 4 novembre 2013, plus d’un an après la tuerie de Chevaline. Un homme, placé en garde a vue mercredi 12 janvier, a été relâché sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Son avocat, Jean-Christophe Basson-Larbi, avait confirmé auprès de France info que son client était bien le motard vu à l’époque près des lieux du quadruple meurtre. Il avait été retrouvé en 2015, deux ans après un appel à témoins. Interrogé par les gendarmes, il avait finalement été mis hors de cause. 

Un motard croisé par des gardes forestiers

Il faut remonter en 2012, après la découverte d’une famille décimée sur une route de campagne près de Chevaline, non loin du lac d’Annecy. Le mercredi 5 septembre, un Britannique d’origine irakienne de 50 ans, Saad Al-Hilli, son épouse de 47 ans et sa belle-mère de 74 ans sont trouvés morts dans leur voiture. Ils ont reçu plusieurs balles dans la tête. L’une des fillettes du couple est grièvement blessée tandis que la seconde, recroquevillée sous les jambes de sa mère, s’en est miraculeusement sortie physiquement indemne. Un cycliste de la région, Sylvain Mollier, 45 ans, probable victime collatérale, a également été abattu.

Ce jour-là, à l’heure approximative du quadruple meurtre (entre 15h15 et 15h40), un homme portant le bouc et coiffé d’un casque noir circule à moto sur la route de la Combe d’Ire, en partie fermée à la circulation. Il croise deux gardes forestiers de l’Office national des forêts (ONF) qui lui demandent de respecter l’interdiction et de rebrousser chemin. Le motard obtempère et redescend le sentier, passant devant le parking où une partie de la famille Al-Hilli et le cycliste ont perdu la vie.

Un entrepreneur originaire de Lyon, adepte de parapente

Après le témoignage des deux agents de l’ONF, les gendarmes de la section de recherches de Chambéry tentent de retrouver le motard. Dans l’impasse, ils lancent un an plus tard un appel à témoins et le portrait-robot d’un homme portant un bouc et un casque d’un type très particulier, alors fabriqué à 8 000 exemplaires. L’individu devient un suspect dans l’enquête.

Il est retrouvé en février 2015 et auditionné comme témoin par les enquêteurs. 

A l’époque, il est mis hors de cause. Comme le confiait un acteur du dossier à franceinfo, « son profil personnel et professionnel l’excluent de la liste des suspects à 95% ». Son identité n’a jamais été révélée.

Des « vérifications d’emploi du temps » à effectuer

En annonçant le placement en garde à vue de cet homme d’une cinquantaine d’années par la section de recherches de Chambéry, mercredi matin, la procureure d’Annecy, Line Bonnet, a expliqué qu’il s’agissait de « procéder à des vérifications d’emploi du temps » et à « des perquisitions » à son domicile, dans la banlieue de Lyon. 

Sans dévoiler l’identité de l’intéressé, la magistrate a confirmé que l’homme figurait parmi quatre témoins « remis en situation » sur les lieux du drame il y a un peu plus de trois mois et chronométrés, sur la base de leurs déclarations. En septembre 2021, le périmètre de la zone de la tuerie a été bouclé pendant deux jours pour effectuer cette remise en situation des quatre témoins, dont le motard du portrait-robot.

Selon les informations de franceinfo, la cellule Diane (division des affaires non élucidées) du pôle judiciaire de la gendarmerie a également fait travailler l’algorithme de son logiciel Anacrim et des incohérences chronologiques sont apparues.
Comme le signale la procureure dans un communiqué, « les explications données et les vérifications opérées ont permis d’écarter son éventuelle participation aux faits ». Les faux coups de théâtre comme celui-ci ont été nombreux dans ce dossier.

SOURCE : France INFO
Source portrait-robot :

Le portrait-robot d’un motard aperçu près des lieux du quadruple meurtre de Chevaline (Haute-Savoie), diffusé le 4 novembre 2013

Écrit par pandore

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