On pensait les pirates informatiques planqués derrière des écrans et des pseudonymes imprononçables. Mais parfois, ils finissent aussi menottés sous les cocotiers. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une opération conjointe du GIGN et du FBI a conduit à l’arrestation d’un homme soupçonné d’avoir dérobé 46 millions de dollars… en cryptomonnaies. Le suspect a été interpellé sur l’île de Saint-Martin, preuve que même au paradis, la police peut débarquer.
L’individu, identifié par le directeur du FBI comme John Daghita, n’était pas n’importe qui : selon les autorités, il travaillait comme sous-traitant pour le gouvernement américain. Autrement dit, quelqu’un censé surveiller le coffre… aurait apparemment décidé de repartir avec la clé, le coffre et le contenu.
Lors de l’intervention, les enquêteurs ont mis la main sur une mallette remplie de billets, des clés USB et plusieurs portefeuilles d’actifs numériques. Une sorte de starter pack du parfait braqueur version 2020 : moins de cagoules, plus de mots de passe.
L’opération, menée avec la section de recherches locale, a été saluée par le FBI comme un exemple de coopération internationale réussie. Moralité : dans le monde de la crypto comme ailleurs, on peut essayer de disparaître dans la blockchain… mais il y a toujours quelqu’un pour suivre les miettes numériques.
Le directeur du FBI Kash Patel a salué sur X « l’excellente coordination » avec les gendarmes français.

