Le 15 janvier dernier, une opération de lutte contre la prostitution menée par les gendarmes de Luxeuil-les-Bains, en Haute-Saône, a pris une tournure inattendue. Les militaires enquêtaient sur une transaction en ligne repérée entre un homme d’une soixantaine d’années et une escort-girl de nationalité paraguayenne. L’échange laissait clairement supposer la préparation d’une rencontre à caractère sexuel.
Flagrant délit
En se rendant sur les lieux afin d’interpeller le client en flagrant délit, les gendarmes ont eu la surprise de découvrir l’identité de l’homme concerné : il s’agissait du maire d’un village du département. Une révélation aussi embarrassante qu’inattendue pour les forces de l’ordre, qui ne s’attendaient pas à mettre en cause un élu local dans le cadre de cette opération.
Les constatations sur place n’ont laissé guère de doute quant à la nature du rendez-vous. Le maire a été sanctionné par une amende de 200 euros pour recours à une prestation sexuelle tarifée. De son côté, l’escort-girl a été contrôlée en possession de 2 023 euros en liquide, une somme immédiatement saisie par les gendarmes.
Cette affaire met en lumière les méthodes de surveillance utilisées par les forces de l’ordre dans la lutte contre la prostitution, mais soulève également des questions sur l’exemplarité attendue des responsables publics, dont le comportement privé peut avoir des répercussions politiques et symboliques importantes.
