À Rennes, plusieurs militants d’ultragauche ont été interpellés après avoir entonné un chant visant le colonel Arnaud Beltrame, officier de gendarmerie tué en 2018 lors de l’attentat terroriste de Trèbes. Deux d’entre eux sont désormais poursuivis pour apologie du terrorisme, selon les éléments communiqués par le parquet de Rennes.
Des chants visant le colonel Arnaud Beltrame au cœur de l’enquête
Les faits se sont déroulés samedi 7 mars dans le quartier Cleunay, à Rennes. Un rassemblement avait été organisé dans le cadre d’un carnaval militant visant à protester contre la démolition d’un bâtiment utilisé comme « tiers-lieu ».
Selon le parquet de Rennes, plusieurs militants d’ultragauche présents sur place ont provoqué des incidents et des dégradations en marge de la manifestation. Quatre individus ont été interpellés et placés en garde à vue dans l’après-midi.
Deux d’entre eux sont soupçonnés d’avoir entonné le chant « on n’entend plus chanter Arnaud Beltrame », visant directement le colonel Arnaud Beltrame, mort lors de l’attentat islamiste de Trèbes le 23 mars 2018.
Le colonel Arnaud Beltrame s’était volontairement substitué à une otage retenue dans le Super U de la commune. Après plus de trois heures de face-à-face avec le terroriste, il avait été grièvement blessé à la gorge avant de succomber à ses blessures.
Placés en garde à vue, les deux suspects âgés de 21 et 24 ans ont été entendus par les enquêteurs. Le premier nie l’« apologie du terrorisme », mais reconnaît un outrage. Le second a choisi d’exercer son droit au silence. Leurs gardes à vue ont été levées le 9 mars.
L’enquête se poursuit désormais, notamment afin de recueillir les témoignages des personnes présentes lors de la scène.
D’autres infractions relevées lors de l’intervention
Les investigations ont également conduit à l’interpellation de deux autres militants présents lors du rassemblement.
Un homme de 28 ans a été contrôlé au volant de son véhicule en possession d’un couteau de type Opinel. Il fera l’objet d’une procédure par ordonnance pénale pour port d’arme.
Un second individu, âgé de 22 ans, est suspecté d’avoir participé au pillage collectif d’un magasin Carrefour City en marge du rassemblement. Durant sa garde à vue, il a refusé de se soumettre au prélèvement de ses empreintes.
Il comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Rennes le 13 septembre prochain pour ces faits.
Crédit Image Ouest-France- article Jérémy ARMANTE

