Les 14 et 15 janvier 2026, le tribunal judiciaire de Versailles a prononcé des condamnations sévères à l’encontre de neuf personnes impliquées dans un vaste trafic d’armes opéré via le réseau social Telegram. Les peines infligées témoignent de la gravité des faits : six prévenus ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de 12 mois à 5 ans, tandis que les trois autres ont écopé de 18 mois d’emprisonnement avec sursis.
L’utilisation de messageries cryptées
Cette affaire trouve son origine en 2024, lorsque le parquet de Versailles a ouvert une enquête préliminaire face à l’essor de ventes illégales d’armes sur des messageries chiffrées. Les investigations ont été confiées à la section de recherches de Versailles et ont conduit à une première vague d’interpellations fin mai 2024. Lors de ces opérations, les gendarmes ont saisi cinq armes à feu – dont un fusil et un pistolet – ainsi que de nombreuses pièces d’armes (canons, silencieux, crosses), des munitions, plus de 6 000 euros en espèces et une compteuse à billets, révélant une activité structurée et lucrative.
Parmi les suspects figurait notamment un couple domicilié dans les Yvelines. L’homme, déjà connu de la justice pour des violences aggravées, illustrait la dangerosité potentielle du réseau. Les investigations se sont ensuite poursuivies dans le cadre d’une information judiciaire, permettant de nouvelles interpellations, dont deux réalisées avec l’appui du GIGN. Ces opérations ont conduit à la découverte et à la confiscation de nombreuses autres armes.
Au terme des gardes à vue, neuf personnes ont été jugées et condamnées. Un dixième prévenu devra comparaître ultérieurement, prolongeant encore ce dossier emblématique de la lutte contre le trafic d’armes en ligne.

