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“La police tue”: Macron répond à Mélenchon sans le nommer

Le 6 juin, la passagère d’un véhicule refusant de se soumettre à un contrôle routier a été tuée par des forces de l’ordre. “La police tue”, s’est indigné Jean-Luc Mélenchon.

La réponse a fusé, dès les premiers mots du discours

En déplacement dans le Tarn consacré à la sécurité ce jeudi 9 juin, Emmanuel Macron a répondu Fermement à Jean-Luc Mélenchon :

 “Nous devons défendre nos gendarmes et nos policiers. Nos gendarmes font preuve d’un professionnalisme, d’une exemplarité, d’une déontologie de chaque instant. C’est pourquoi (…) il y a des choses que je ne peux pas accepter. C’est qu’on insulte celles et ceux qui risquent leur vie pour protéger la nôtre”, a lancé, sous les applaudissements, Emmanuel Macron lors de ce déplacement consacré à la sécurité.

Le nom de Jean-Luc Mélenchon n’a jamais été prononcé mais le doute n’est pas permis. Les mots d’Emmanuel Macron visaient le chef de La France Insoumise.

Sous le feu des critiques et conspué par les syndicats de police, Jean-Luc Mélenchon a maintenu ses propos. “Il y a eu deux tweets. Le premier n’a eu aucun effet, j’ai donc monté le ton”, assumait-il sur France Inter le lendemain du drame, soulignant qu’il avait ainsi obtenu “ce qu’il voulait”, à savoir “que des milliers de gens entendent dire qu’il y a au moins un responsable politique qui n’accepte pas l’évolution de l’usage de la force de la police”. “Je le dis, ça n’est pas normal qu’on tue pour un refus d’obtempérer”, martèle-t-il depuis. 

Une information judiciaire a été ouverte pour établir les circonstances exactes du drame. La garde à vue des trois policiers auteurs des tirs a été levée après 48h, sans qu’aucune mise en examen ne soit prononcée. La famille de la passagère tuée a annoncé son intention de déposer plainte contre le conducteur pour homicide involontaire et contre les policiers pour “pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et homicide involontaire”.

Après être revenu sur ces faits, Emmanuel Macron a consacré la majeure partie de son discours à étriller celui qui réclame d’être nommé à Matignon en cas de victoire de la NUPES aux législatives. Europe, écologie, sécurité, financement des mesures, le président réélu a détricoté point par point les mesures de l’alliance de gauche, appelant les Français à lui donner une majorité forte et claire les 12 et 19 juin.

Après s’être rendu à Gaillac ce jeudi matin pour rencontrer la brigade de gendarmerie nationale, Emmanuel Macron s’est rendu ensuite à Puycelsi, pour rencontrer les quelque 500 habitants de la commune du Sud-Ouest et échanger “sur le déploiement de trois de ces nouvelles brigades dans le département ainsi que sur les actions menées en matière de sécurité de proximité, notamment les violences intra-familiales, la lutte contre les stupéfiants, et l’action au profit des viticulteurs en présence des élus, associations et acteurs du monde viticole”.

SOURCE : HUFFPOST

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Écrit par pandore

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