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Le maire de Balma fermement opposé à tout changement des zones police et gendarmerie

La sécurité à Balma, à l’Est de Toulouse, est gérée par les gendarmes actuellement. Si on en croit les dernières déclarations de Gérald Darmanin, ce week-end, le ministre de l’Intérieur entend réorganiser la répartition
territoriale des compétences entre les deux services qui assurent la sécurité.

Le maire de cette commune périphérique à Toulouse, Vincent Terrail-Novès, comme tous les élus dans son cas, tient à rester sous la compétence de la gendarmerie :

France Bleu Occitanie : Vous l’avez appris comme nous, en lisant les journaux ce week-end ? 

Vincent Terrail-Novès : Il y a quelque temps, lorsque le Premier ministre était venu à Toulouse, il avait évoqué le fait qu’il demanderait au préfet de réfléchir à ce sujet. Que l’Etat se pose des questions, c’est son rôle. Par contre, il faudra absolument que les maires soient associés à cette réflexion. On ne peut pas exiger des maires qu’ils soient les partenaires de la sécurité du quotidien. Quand il y a par exemple des attentats dans les églises, on demande aux maires de renforcer la surveillance aux abords des lieux de cultes. On ne peut pas vouloir cela des maires et d’un autre côté quand il s’agit de plans stratégiques, de répartition des effectifs, ne pas les associer. Nous sommes, en tout cas pour l’instant, opposés fermement et résolument à tout changement des zones entre gendarmerie et police.

Il faudra que le préfet nous consulte pour que nous lui disions notre opposition, qui n’est pas une opposition à la police en elle-même. Mais la gendarmerie est efficace dans nos territoires et elle est adaptée aux territoires comme toutes les villes de la périphérie de Toulouse.

Et vous considérez que cette proximité avec les gendarmes doit perdurer ? 

On n’a pas du tout la même délinquance dans les villes de la périphérie, que ce soit dans le Sicoval, dans le Muretain ou dans les villes périphériques que dans la ville de Toulouse, qui est la ville centre. Il ne faut pas de centralisme dans la gestion des effectifs de la police.

On sait très bien ce qu’il y a derrière cette proposition. C’est que les effectifs de police qui sont dans les villes environnantes puissent aller renforcer les effectifs de police à Toulouse et qu’au final, ça se fasse au détriment de la sécurité des habitants des villes de la périphérie.

Source : France Bleu Occitanie
Crédit Photo : Le journal Toulousain

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