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Les Français font majoritairement confiance à la police mais sont plus partagés à l’égard de la justice

Les Français font majoritairement confiance à l’armée, à la gendarmerie et à la police. Ils sont plus partagés à l’égard de la justice.

Interrogés sur la confiance qu’ils accordent à l’égard de plusieurs acteurs régaliens :

  • 85% des Français déclarent faire confiance à l’armée, dont 35% tout à fait confiance
  • 81% font confiance à la gendarmerie, dont 29% tout à fait confiance
  • 69% font confiance à la police, dont 23% tout à fait confiance. En un peu plus d’1 an ( par rapport au dernier sondage ELABE/BFMTV du 3 avril 2019), la confiance à l’égard de la police a baissé de 7 points (de 76% à 69%).

La confiance accordée à ces trois acteurs est majoritaire au sein de toutes les catégories de population et des électorats, mais l’intensité de cette confiance est hétérogène.

Les Français âgés de 65 ans et plus accordent une confiance particulièrement élevée (respectivement 90%, 88% et 76%), mais à noter que les 18-24 ans ne sont pas dans le rejet et accordent majoritairement leur confiance (86%, 76% et 65%).

Les cadres font un peu plus confiance à la gendarmerie (86%) et à la police (73%) que les autres catégories socio-professionnelles, et notamment que les ouvriers (74% et 63%). Ces deux acteurs bénéficient également d’une confiance particulièrement élevée dans les communes de 2 000 à 20 000 habitants (86% pour la gendarmerie et 81% pour la police).

Politiquement, la quasi-totalité des électeurs de François Fillon (95%, 94% et 86%) et d’Emmanuel Macron (93%, 87% et 80%) font confiance aux forces armées, de gendarmerie et de police. Les électeurs de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon font majoritairement confiance à l’armée (90% et 72%) et à la gendarmerie (76% et 75%), mais ils sont plus partagés à l’égard de la police (51% et 55%).

Les français plus divisés sur la justice

Plus divisés, 51% des Français disent faire confiance à la justice (dont 8% tout à fait confiance), contre 49% qui ne lui font pas confiance (dont 13% pas confiance du tout)

La confiance envers la justice est plus importante chez les cadres (61%), les 18-24 ans (59%), et politiquement chez les électeurs d’Emmanuel Macron (67%) et de Benoît Hamon (63%). Elle est, à l’inverse, relativement faible chez les électeurs de Marine Le Pen (38%).

La confiance accordée à la gendarmerie, à la police et à la justice est particulièrement faible chez les Français qui se considèrent membres du mouvement des « Gilets jaunes » (65%, 47%, 34%) ou bien que le soutiennent (74%, 57%, 42%).

Violences policières : les Français ne rendent pas les policiers responsables

Amenés à se prononcer sur les causes des violences policières aujourd’hui en France, les Français mettent en avant des éléments extérieurs aux policiers :

  • Pour 65% des Français (dont 33% qui le citent en 1er), les violences policières sont liées aux comportements agressifs de certains individus
  • 50% citent (dont 14% en 1er) l’augmentation des tensions sociales et contestations dans le pays
  • 47% (dont 14% en 1er) le manque d’effectif et la fatigue qui s’accumule pour les policiers
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Les Français citent ensuite d’autres facteurs : 37% (dont 16% en 1er) d’entre eux évoquent le comportement de certains policiers et leur usage excessif de la force

  • 31% (dont 10% en 1er) les ordres donnés aux policiers par les autorités
  • 29% (dont 9% en 1er) estiment que les violences policières proviennent du sentiment d’impunité
  • Enfin, 17% (dont 4% en 1er) pointent du doigt les techniques d’interpellation enseignées aux policiers
  • Seuls 2% des Français considèrent qu’il n’y a pas de violences policières aujourd’hui en France

Les Français âgés de 18 à 24 ans mettent en avant la responsabilité des policiers eux-mêmes, par l’usage excessif de la force de certains policiers (60% des citations). Les Français âgés de 65 ans et plus mettent en avant des causes extérieures aux policiers, et notamment le comportement agressif de certains individus (74%) ou l’augmentation des tensions.

1 Français sur 10 déclare avoir subi des violences policières, et 1 sur 4 des actes racistes

Dans le détail, 26% des Français disent avoir été personnellement confronté à des actes racistes de la part d’individus ou groupes quels qu’ils soient, 9% déclarent avoir été confronté à des discriminations racistes de la part de policiers ou gendarmes et 9% à des violences policières.

Les personnes qui déclarent le plus avoir été confronté personnellement à ces discriminations sont les Français âgés de moins de 35 ans (33% actes racistes par des groupes ou individus, 14% discriminations racistes de policiers ou gendarmes et 15% violences policières), les hommes (32%, 11% et 12%), les ouvriers (28%, 15% et 14%) et concernant des actes racistes d’individus ou groupes, les habitants de la région parisienne (35%, contre 23% dans le reste du pays).

Source : SONDAGE ELABE pour BFMTV

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