La haute montagne a payé un lourd tribut ce week-end. Six skieurs ont perdu la vie dans des avalanches distinctes survenues dans les Alpes françaises, principalement en Savoie, mais aussi en Haute-Savoie. Face à cette série noire, le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Savoie lance un message d’une rare fermeté : le ski hors-piste est vivement déconseillé pour les prochains jours.
Selon Météo France, le risque d’avalanche demeure élevé, noté 4 sur 5, dans une grande partie des Alpes du Nord et des Pyrénées. Les conditions météorologiques récentes — chutes de neige, vent, puis retour du soleil accompagné d’un redoux — ont fragilisé le manteau neigeux. Ce cocktail instable favorise aussi bien les déclenchements accidentels que les avalanches spontanées, y compris sans passage de skieurs.
Dimanche 11 janvier a été qualifié de « journée noire » par les secours. Six avalanches ont été recensées en une seule journée, touchant des stations réputées comme Tignes, Orelle, Courchevel, La Plagne ou encore Vallorcine. Certaines victimes étaient engagées en hors-piste sans équipement de sécurité adapté, notamment sans détecteur de victimes d’avalanche (DVA). Malgré la mobilisation massive des secours — gendarmes, pisteurs, hélicoptères, chiens spécialisés — plusieurs ensevelissements se sont révélés fatals.
Le commandant Corentin Hassmann, du PGHM de Savoie, rappelle une réalité trop souvent ignorée : dès que l’on quitte les pistes balisées et sécurisées, le danger devient immédiat. Il insiste aussi sur un point crucial : chaque imprudence met non seulement en péril les skieurs, mais expose toute la chaîne de secours à des risques majeurs lors des interventions.
Mise en garde sévère
le hors-piste n’est ni un terrain de jeu, ni un défi personnel. Dans les conditions actuelles, s’y aventurer relève d’une prise de risque extrême. Les autorités appellent à rester strictement dans les domaines sécurisés. Pour toute sortie en terrain non balisé, le recours à des professionnels de la montagne (guides, moniteurs) et une information rigoureuse sont indispensables. En montagne, l’erreur ne pardonne pas.
