Les gendarmes de Charente-Maritime ont interpellé, le 11 février 2026 à Jonzac, un homme soupçonné d’avoir multiplié les escroqueries et abus de confiance à travers la France, en utilisant notamment le dispositif du « woofing » pour approcher ses victimes
L’enquête trouve son origine dans le Gard, où une exploitante agricole dépose plainte le 17 août 2025. Elle explique avoir hébergé pendant un mois un individu rencontré via une annonce publiée sur Leboncoin dans le cadre du woofing. À l’issue de son séjour, elle constate la disparition de 15 000 euros en espèces
Les investigations conduites par la brigade de recherches de Bagnols-sur-Cèze permettent d’identifier un mis en cause déjà connu pour des faits similaires. Les enquêteurs établissent qu’il aurait agi dans plusieurs départements ces dernières années, notamment en Finistère, en Ille-et-Vilaine, en Haute-Garonne, en Gironde, dans les Pyrénées-Orientales et plus récemment dans le Gard
En décembre 2025, alors qu’il séjourne dans les Hautes-Alpes, il aurait de nouveau abusé de la confiance d’un employeur pour lui dérober un camping-car. Les enquêteurs exploitent également son activité sur les réseaux sociaux pour affiner leur localisation et recouper les éléments recueillis.
Le 11 février 2026, l’individu est finalement localisé et interpellé à Jonzac, en Charente-Maritime. Le camping-car signalé est retrouvé sur place. Placé en garde à vue, il est présenté le lendemain au juge des libertés et de la détention de Saintes afin de se voir notifier une condamnation antérieure prononcée en 2023 par le tribunal judiciaire de Tarbes à deux ans d’emprisonnement. . Il a été incarcéré et devra prochainement être entendu dans le cadre de l’enquête toujours en cours dans le Gard.
Source Gendarmerie Nationale/SIRPA.
Article rédigé par Jérémy AMANTE. Image d’illustration créée par IA.
Note de la rédaction : Le woofing — acronyme de « World-Wide Opportunities on Organic Farms » — repose sur un principe d’échange : hébergement et nourriture contre participation aux travaux agricoles. Dans ce dossier, cette pratique aurait servi de point d’entrée pour instaurer un climat de confiance, avant la commission d’infractions financières

