Une mère de famille de 40 ans et son fils de 12 ans, domiciliés à Vailhourles dans l’Aveyron, avaient disparu le 20 mars 2026. L’enquête judiciaire, confiée à la gendarmerie nationale, vient de connaître un tournant majeur avec la découverte de deux corps au Portugal et l’interpellation de l’ancien compagnon de la victime.
Dès le signalement de cette disparition inquiétante, le parquet de Rodez avait ouvert une enquête de flagrance pour enlèvement et séquestration. Les investigations ont été confiées à la région de gendarmerie d’Occitanie, avec la section de recherches de Toulouse en direction d’enquête.
Une enquête judiciaire rapidement orientée vers l’ancien compagnon
Les premières investigations ont rapidement conduit les enquêteurs à s’intéresser à l’ancien compagnon de la mère de famille, identifié comme le principal suspect à ce stade de la procédure. Les investigations ont notamment permis d’établir l’hypothèse d’un départ préparé à l’étranger.
Face à la complexité du dossier, la procédure a été transférée au pôle de l’instruction du tribunal judiciaire de Montpellier. Une information judiciaire contre X a été ouverte le 23 mars 2026 pour enlèvement et séquestration, avec la co-saisine de deux juges d’instruction.
Dans le cadre de cette procédure judiciaire, les investigations ont révélé que le suspect aurait quitté le territoire français en compagnie de son fils de 12 ans, de sa nouvelle compagne et de leur enfant mineur.
Interpellation au Portugal et découverte de deux corps
La coopération policière européenne a permis une avancée décisive. Les forces de l’ordre portugaises ont interpellé le suspect à Mêda, au Portugal, où il a été placé en garde à vue. Les deux enfants présents avec lui ont été retrouvés sains et saufs.
Mais quelques heures plus tard, l’enquête a pris une tournure dramatique. Les autorités judiciaires portugaises ont informé leurs homologues français de la découverte de deux corps sans vie dans le cadre des recherches liées à cette disparition.
À la lumière de ces nouveaux éléments, le parquet de Montpellier a immédiatement pris un réquisitoire supplétif pour meurtres aggravés, élargissant ainsi le cadre de l’information judiciaire déjà ouverte.
Dans le même temps, les magistrats instructeurs ont activé les mécanismes d’entraide judiciaire européenne, avec l’émission d’une décision d’enquête européenne. Des enquêteurs de la section de recherches de Toulouse ont été dépêchés sur place afin de poursuivre les investigations aux côtés des autorités portugaises.
Une procédure désormais centrée sur les qualifications criminelles
L’enquête se poursuit désormais sous l’autorité des juges d’instruction de Montpellier afin de déterminer précisément les circonstances des décès, les responsabilités pénales éventuelles et le déroulement exact des faits.
Comme le rappelle le parquet de Montpellier, la personne mise en cause bénéficie à ce stade de la présomption d’innocence.
Ce dossier judiciaire mobilise désormais des moyens importants entre la France et le Portugal, illustrant la dimension internationale que peuvent prendre certaines enquêtes criminelles traitées par les unités d’investigation de la gendarmerie nationale.
Image : visuel créé et retravaillé par procédé numérique assisté par IA – Le Pandore et la Gendarmerie – Jérémy ARMANTE

