À La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, un policier a été frappé pendant une tentative d’interpellation en marge des violences survenues le 2 octobre devant le lycée de la Méditerranée. Le jeune de 16 ans soupçonné de lui avoir donné un coup de poing est également poursuivi pour l’agression d’un professeur de physique-chimie. Deux autres adolescents sont mis en cause. Tous trois devront comparaître devant le tribunal pour enfants de Marseille en février 2027.
Un professeur et un policier visés par des violences
Ce vendredi 2 octobre, un enseignant de 59 ans tentait d’éteindre un feu aux abords de son établissement. Selon les éléments communiqués par le parquet de Marseille, un lycéen au visage dissimulé l’aurait alors aspergé d’essence et frappé. Le même adolescent est poursuivi pour avoir porté un coup de poing à un fonctionnaire de police lors d’une tentative d’interpellation pendant la manifestation.
Les poursuites portent notamment sur des violences contre une personne chargée d’une mission de service public et contre une personne dépositaire de l’autorité publique. Pour chacun de ces deux faits, les documents judiciaires cités par la presse font état d’une incapacité totale de travail inférieure à huit jours. Il s’agit à ce stade des faits reprochés au mineur, non d’une déclaration de culpabilité.
Le dossier ne se limite pas à ces agressions. Le parquet évoque aussi une vitre brisée sur un véhicule de police sérigraphié. Un autre adolescent est poursuivi pour la dégradation d’un véhicule de police et le vol d’un bouclier antiémeute.
Trois adolescents renvoyés devant le tribunal pour enfants
Les trois lycéens, âgés de 16 ans, ont été déférés le mercredi 7 octobre à Marseille. Ils sont également poursuivis pour participation à un groupement formé en vue de préparer des violences ou des dégradations lors d’une manifestation sur la voie publique. Selon RTL, qui rapporte cette information le 7 octobre, ils ont été placés sous contrôle judiciaire. Leur jugement est annoncé pour février 2027 ; aucune condamnation n’a donc été prononcée dans ce dossier.
Le parquet avait notamment demandé des interdictions de se présenter au lycée de la Méditerranée et d’entrer en contact avec l’enseignant agressé. Ces demandes doivent être distinguées des obligations effectivement fixées par le juge. L’agression reprochée contre le policier constitue une procédure à suivre au même titre que celle visant le professeur.
Les violences autour des établissements scolaires donnent lieu à plusieurs procédures distinctes. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, Le Pandore a déjà rendu compte des premières réponses pénales après les incidents à Manosque et Digne-les-Bains. À La Ciotat, la prochaine étape annoncée est l’audience devant la juridiction des mineurs, en février.
Sources : Maritima, compte rendu du communiqué du parquet de Marseille du 7 octobre 2026 ; RTL, suivi du 7 octobre 2026, point de 16 h 02.
Image à la une : illustration générée par IA — Le Pandore et la Gendarmerie. Scène fictive, sans lien documentaire avec le lycée ni les personnes concernés par cette affaire.

