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Refus d’obtempérer au péage de Sames : un gendarme grièvement blessé, le conducteur toujours en fuite

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Jeudi 28 août, un grave incident a eu lieu au péage de Sames, situé sur l’autoroute A64 dans les Pyrénées-Atlantiques. Peu avant minuit, vers 23 h 30, un contrôle routier était mené par les gendarmes dans le cadre de leurs missions de sécurité. C’est dans ce contexte qu’un automobiliste, au volant d’une Nissan, a refusé d’obtempérer aux injonctions des forces de l’ordre et a choisi de forcer le passage.

En tentant de s’interposer pour stopper le véhicule, un gendarme de l’Escadron départemental de sécurité routière (EDSR 64) a été violemment percuté. Le choc a été d’une extrême brutalité : le militaire a été projeté au sol et grièvement blessé. Selon les informations communiquées par le parquet de Bayonne, il souffre de multiples fractures, notamment au niveau des jambes, des omoplates et des côtes. Immédiatement transporté à l’hôpital de Bayonne, son état a nécessité une prise en charge urgente. Si son pronostic vital a été engagé un temps, il n’était plus en danger dès le lendemain, même si ses blessures restent sérieuses et invalidantes.

Le conducteur en fuite

À la suite de l’impact, le conducteur ne s’est pas arrêté. Le véhicule a été pris en chasse par les forces de l’ordre et stoppé quelques centaines de mètres plus loin. À bord, quatre passagers ont été interpellés. Ces derniers ont été placés en garde à vue et auditionnés afin d’éclairer les enquêteurs sur les circonstances précises de l’incident. En revanche, le conducteur lui-même est parvenu à prendre la fuite à pied, abandonnant le véhicule et échappant temporairement aux gendarmes.

Un dispositif important a alors été déployé pour le retrouver. Les gendarmes de la brigade de Bayonne, épaulés par la section de recherche de Pau, ont été chargés de mener l’enquête. Le parquet de Bayonne a confirmé que le conducteur était activement recherché et que toutes les ressources disponibles, tant en termes d’investigations techniques que d’expertises, étaient mobilisées pour parvenir à son interpellation.

Une enquête criminelle ouverte

Face à la gravité des faits, une enquête criminelle a été ouverte pour « refus d’obtempérer » et surtout pour « tentative d’homicide sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Cette qualification souligne le caractère intentionnel et potentiellement meurtrier du geste, le véhicule ayant été utilisé comme une arme contre un représentant des forces de l’ordre dans l’exercice de sa mission. Le parquet envisage également l’ouverture d’une information judiciaire criminelle afin de donner à l’affaire toute l’ampleur judiciaire qu’elle requiert.

Les réactions officielles n’ont pas tardé. Dans un communiqué publié dès le lendemain, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Jean-Marie Girier, a exprimé son soutien plein et entier au gendarme blessé ainsi qu’à sa famille. Il a condamné « avec la plus grande fermeté cet acte intolérable » et rappelé qu’aucun refus d’obtempérer ne saurait rester impuni. Selon lui, toute atteinte portée aux forces de l’ordre fera systématiquement l’objet d’une réponse judiciaire ferme. De son côté, la vice-procureure de la République, Roselyne Clérisse, a souligné que le parquet suivait l’affaire de très près et envisageait une information judiciaire, preuve de la gravité de l’infraction.

Violence croissante

Cet événement tragique illustre une tendance préoccupante : la multiplication des refus d’obtempérer en France et la violence croissante à laquelle sont confrontés les représentants des forces de l’ordre. Utiliser un véhicule comme moyen de fuite ou comme arme contre un agent constitue un danger majeur, non seulement pour les policiers et gendarmes, mais également pour l’ensemble des usagers de la route. Chaque année, de tels refus entraînent des drames, renforçant la nécessité de réprimer sévèrement ces comportements.

Pour l’heure, le conducteur de la Nissan Juke demeure en fuite. Les enquêteurs poursuivent leurs recherches pour identifier, localiser et interpeller le suspect, considéré comme dangereux. L’enquête vise également à établir si ses passagers, déjà placés en garde à vue, avaient connaissance de ses intentions et s’ils pourraient être complices d’une manière ou d’une autre.

Rédigé par pandore

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